Henry, un Carolo né en 1978, devait faire face une situation financière problématique. Il vivait chez sa grand-mère, avec 3 enfants à charge. Quand un schaerbeekois a proposé de lui fournir des vêtements contrefaits pour qu’il les vendent, il n’a pas hésité. Baskets, trainings, maillots de foot, sacs, ...ont été commercialisés pendant près de 2 ans et demi, entre 2015 et 2017. Henry réalisait un bénéfice de 800 euros par mois et a engrangé durant cette période près de 28.000 euros. Période durant laquelle il a été rappelé plusieurs fois à l’ordre par la justice. Au final, sa situation financière ne s’est pas foncièrement améliorée. Il comparaissait détenu ce mercredi devant le tribunal correctionnel car il s’est depuis lors mis au commerce...de stupéfiants.

Le prévenu confie : " Je n’avais pas d’argent, je n’avais pas droit au CPAS. Quand ma grand-mère est décédée, je me suis retrouvé à la rue, expulsé du logement qu’elle louait. Pour tenter de m’en sortir, j’ai passé mon permis et j’aiacheté une voiture. Aujourd’hui, je me rends compte que la liberté n’a pas de prix."

" L’argent facile se mérite", estime le substitut Moreau, qui ne s’oppose pas à une peine de travail de 120 heures. L’avocate d’Henry plaide la suspension du prononcé de la condamnation, assortie de conditions probatoires et demande à ce que le tribunal ne fasse pas droit à la demande de confiscation des actifs illicites engrangés, afin de ne pas déclasser socialement le prévenu.

Jugement le 19 mai.