Namur

Le policier était toujours en uniforme lorsqu'il s'est expliqué avec un promeneur.

Luc, un inspecteur de police de la zone Hermeton-et-Heure, est poursuivi pour des faits de coups et blessures volontaires commis le 20 avril 2014 à Philippeville. Il n'était plus en fonction lors les faits présumés ont eu lieu mais il portait toujours sur lui son uniforme de police.

Le motif de l'altercation qui s'est produite relève de la gaminerie. Alors qu'il se trouvait dans son jardin, Luc a entendu qu'un promeneur coupait du lilas qui, au départ de sa plante, dépassait sur la voie publique. « J'ai entendu ce promeneur dire à sa femme que c'était comme pour les pommes de terre, qu'elle pouvait les prendre tant que c'était sur la voie publique », commente l'inspecteur de police à l'audience.

Devant ce qu'il a qualifié aberration, Luc a fait le tour de se propriété pour aller s'expliquer avec le cueilleur de lilas. Là, une altercation s'est produite. Et des coups auraient été portés. La victime et le parquet de Namur parlent de cinq à six coups. Des coups-de-poing ou des gifles ? Cela varie selon les déclarations. Mais d'un point de vue pénal, c'est pareil. « Après la plainte déposée par la victime, le prévenu a déposer plainte pour « vol de lilas. » Ca frise les pâquerettes », commente la partie civile.

Luc, quant à lui, a contesté les faits. « Il s'est avancé vers moi. Je lui ai dit que je n'appréciais pas trop qu'il soit si proche alors je l'ai simplement repoussé contre un grillage. » Une condamnation pour ce représentant de la loi ferait tâche sur son casier judiciaire, raison pour laquelle son avocat a plaidé son acquittement au bénéfice du doute. Jugement le 23 novembre.