Le Gouvernement wallon alloue une aide à plusieurs routes namuroises et luxembourgeoises.

Le Gouvernement wallon a approuvé son plan Infrastructures 2016-2019 hier. De nombreux dossiers ont été retenus en provinces de Namur et de Luxembourg. Plusieurs points de la Nationale 4 seront sécurisés comme le carrefour du Liedel à Arlon, la portion entre Arlon et Steinfort, Attert ou encore la chaussée de Waterloo à Namur. Le revêtement de l’axe Bastogne-Fauvillers-Martelange sera réhabilité.

La sécurité sera renforcée au niveau des carrefours de la RN 90 à hauteur de Sambreville et Jemeppe-sur-Sambre. Dans le centre de Namur, dix millions d’euros serviront à aménager les voiries autour de la nouvelle gare des bus.

Le Gouvernement wallon alloue deux autres grosses enveloppes budgétaires à la province namuroise. Sur l’E 42 à Andenne, l’autoroute sera élargie à trois voies grâce aux 25 millions d’euros de la Région.

Le contournement de Couvin, lui, reçoit sa part du lion avec 20 millions d’euros pour lancer les phases 3 et 4 du chantier. Les grues et camions y travaillent depuis 2011, année de lancement de ce vaste chantier.

Ils se focalisent actuellement sur la 2e phase qui a été entamée en août 2015. Dans les prochains mois, les équipes devraient également lancer les deux dernières étapes. La 3e phase consiste en la construction d’une tranchée couverte à Frasnes-lez-Couvin. L’opération sera délicate et impressionnante car la future E 420 passera sous la voie de chemin de fer qui traverse le paysage en cet endroit.

La 4e étape concerne la pose de l’ensemble des équipements sur le contournement, à savoir l’éclairage, les fibres optiques, les panneaux à messages variables. La Région wallonne interviendra donc à hauteur de 20 millions d’euros pour clôturer les travaux.

Pour rappel , le contournement, attendu depuis 40 ans dans la région, sera un des maillons de l’axe autoroutier E 420 permettant de relier Rotterdam à Marseille. Le trafic évitera ainsi de traverser le centre-ville de Couvin. Ce vaste projet devrait aussi désenclaver la région du sud de Charleroi d’un point de vue économique en attirant de nouvelles entreprises.

Si tout se déroule correctement, le contournement pourrait être opérationnel en 2018.