Les faits de violences conjugales sont fréquents. Encore plus depuis quelques années, depuis que les autorités en ont fait une priorité. Nouvel exemple avec ce dossier traité ce lundi matin devant le tribunal correctionnel de Namur. 

Le prévenu s’est montré violent dès le quatrième mois de grossesse de sa compagne. "Madame avait pris un appartement à son nom pour s’extraire de cette violence mais monsieur revenait à chaque fois. Il a été condamné à 18 mois de prison le 9 juillet 2013 pour des violences conjugales. A sa sortie de prison, il a promis qu’il changerait. Elle lui a laissé une seconde chance, en vain", a indiqué le parquet de Namur.

La partie civile a précisé que la victime avait notamment été séquestrée et brûlée aux bras et aux jambes avec des cigarettes. "Elle ne pouvait plus sortir de chez elle. Il l’a aussi poussée dans les escaliers", a plaidé son conseil. Le parquet de Namur a aussi mis en avant des faits de harcèlement. « Lors d’une audition de 50 minutes, elle a reçu 30 messages. Que des insultes. Durant une autre période de quelques jours, elle a reçu plus de 600 messages." 

Lors d’une intervention a leur domicile, des policiers de la zone de Namur ont également été pris pour cible. "Il était ivre, s’est débattu, a tenté de porter des coups, a proféré des insultes et a menacé de représailles." Trois ans de prison ont été requis. Jugement le 26 avril.