Entre 2015 et 2018 dans une institution psychiatrique namuroise, un patient s’est livré à des viols et attentats à la pudeur qui étaient hospitalisées dans les mêmes circonstances que lui, des personnes vulnérables.

Une des victimes a été violée à plusieurs reprises, alors que deux autres ont fait l’objet de plusieurs attentats à la pudeur. Ce que reconnaît l’auteur, à quelques nuances près.

Il ressort du dossier que l’auteur est en proie à des troubles pulsionnels et qu’il était atteint d’un trouble mental ayant aboli sa capacité de discernement au moment de commettre les faits et qu’il est toujours dans cet état actuellement, son risque de passer à nouveau à l’acte est donc bien réel, selon les experts.

Son conseil, Me Baladarelli, expliquait le 27 mai : "Sa famille est en proie à des problèmes d’alcool depuis plusieurs générations et il souffre d’un complexe abandonnique et d’une incapacité à gérer ses pulsions. Il a séjourné dans diverses institutions ouvertes ou semi-ouvertes depuis 2001. Les problèmes rencontrés dans le cadre de ce dossier l’ont été alors qu’il était placé sous un régime semi-ouvert. Il a été placé sous administrateur de biens et de personne. Il séjourne aujourd’hui dans un centre et ne se déplace qu’en compagnie des gens de cette institution. A cause des pulsions qui l’animent, son propre plaisir passe avant celui des autres. Il peut par ailleurs tomber amoureux à cause d’un sourire."

Une mesure d'internement a été prononcée ce jeudi par le tribunal correctionnel.