Namur

La majorité répond aux arguments de l'organisation de l'événement avec une photo vue du ciel

La décision de la nouvelle mahjorité de ne plus autoriser la tenue du salon du vin sur le terrain de football de Floreffe n'en finit pas de faire des vagues. Tandis qu'Anne Romainville parle de manoeuvre politique, le bourgmestre et les échevins mettent en avant l'état du terrain de football. 

Selon le bourgmestre en place depuis 10 mois Albert Mabille, c’est notamment la monopolisation de l’espace public pour un événement privé qui pose problème. La commune a investi pour du sport, pas du vin. "Le terrain de football, c’est une infrastructure publique, pour laquelle 1,5 million € ont été investis pour une cafétéria et des vestiaires. Entre le montage et le démontage du Salon du vin, cela revient à mobiliser pendant trois semaines un terrain public pour une organisation privée."

Privée de soleil et d’eau pendant 3 semaines, la pelouse serait altérée. "Après le Salon du vin, la pelouse doit reprendre vie quand la nature est entrée en léthargie. On ne peut plus utiliser le terrain si la pelouse est affaiblie." Cela peut sembler anodin, mais pas pour celui qui gère les deniers publics

 "Ces dernières années, un entretien en profondeur du terrain a été effectué. Il a fallu drainer, remettre du sable, semer et arroser, avec des centaines de mètres cubes d’eau. On ne peut se permettre de rééditer ce travail tous les ans", insiste celui qui estime avoir proposé assez d’alternatives avec un plancher surélevé plus respirant et d’autres sites sur la commune.

Et de montrer ce mercredi matin une photo vue du ciel du terrain de football après le salon du vin pour étayer ses arguments.

© DR