Le parquet de Namur avait requis mi-juin une peine d’un an assortie de mesures probatoires à l’encontre d’un prévenu accusé de voyeurisme et de vol. Les faits se sont déroulés entre 2017 et 2019 en région namuroise. Le prévenu, né en 1992 et déjà condamné pour des attentats à la pudeur et des faits d’outrage public aux mœurs, a notamment observé une jeune femme par-dessus la porte dans les toilettes d’un complexe sportif 2017. En novembre 2019 au même endroit, il était présent dans les douches des femmes après un match de basket lorsqu’il a été surpris par une sportive qui sortait de sa douche alors qu’il fouillait dans le sac d’une de ses amies, qui a constaté le vol de sa petite culotte. Après perquisitions au domicile, la police a découvert une collection de sous-vêtements féminins. "De tous les styles et de toutes les tailles, parfois usagées ou équipées de serviettes hygiéniques, qu'il allait jusqu'à souiller lui-même", précisait le substitut Gaublomme. Certains de ces objets avaient été achetés sur Internet. Le prévenu niait toutefois avoir dérobé celle de la victime, un tanga à dentelle noir.

Le jeune homme, qui a depuis lors entamé un suivi psychosocial, est en proie à des difficultés affectives et relationnelles, mais les psychiatres qui se sont penchés sur son cas ne relèvent pas de déviance.

Le parquet de Namur rapportait que l’individu avait déjà attiré l’attention des gestionnaires des infrastructures sportives par sa présence au sein de celles-ci.

Ce jeudi, il a été condamné à une peine de 7 mois assortie d'un sursis probatoire incluant notamment un suivi psychologique.