Deux prévenus devaient répondre d’une demi-douzaine de préventions ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Namur. Outre le fait qu’ils se trouvent en séjour illégal dans notre pays après avoir transité, l’un par la France et l’Espagne et l’autre par la Suède et le Danemark, les deux hommes ont commis un vol avec violence le 28 juillet dernier à Namur. À deux, ils ont agressé un passant pour lui dérober une croix en or. Les deux hommes nient cette prévention et affirment avoir été confondus avec d’autres. Des vols de téléphones commis en avril dernier leur sont également reprochés. Pour l’un des deux, une prévention de recel d’un véhicule volé, une Ford Focus, vient compléter le tableau. "Je ne l’ai pas volée, je dormais dedans", déclare le prévenu concerné.

C’est enfin de préventions de détention et de vente de stupéfiants que doivent répondre les deux hommes. Un affirme avoir vendu pour financer sa consommation personnelle alors que l’autre, sur qui 11 grammes de cannabis ont été retrouvés, affirme qu’il le faisait pour pouvoir manger. Interrogé sur la raison de sa présence en Belgique, un des deux, arrivé en novembre 2020 dans notre pays, déclare : "C’était pour les vendanges". Et la présidente Matagne de rétorquer : "A cette saison, les raisins sont déjà coupés."

Le substitut Gaublomme réclame une peine de 40 mois de prison à l’encontre des prévenus. "Dans le cas du vol avec violence, l’un des auteurs a enlacé la victime, comme s’il la reconnaissait et qu’il voulait lui dire bonjour. C’est dans ces circonstances que le vol a eu lieu."

L’avocat du premier prévenu plaide une peine assortie d’un sursis pour ce qui excède la détention préventive de 5 mois déjà effectuée.

Celui du second plaide la même chose, tout en demandant l’acquittement de son client pour la prévention de vol avec violence. "Il n’a pas été reconnu formellement dans un premier temps. Le ministère public évoque une tenue particulièrement reconnaissable, il était simplement vêtu de blanc, comme c’est le cas pour de nombreux jeunes en période estivale. Le doute doit dans ce cas bénéficier au prévenu."

Jugement le 20 janvier.

JVE