5 illégaux réalisaient des travaux de rénovation dans le restaurant sans être payés

Le 20 avril 2017 en pleine nuit lors d’un incendie dans un restaurant chinois de Walcourt, la police a constaté la présence de 5 personnes ne possédant pas de titre de séjour valable. Il est rapidement apparu que les ressortissants chinois, dont certains ont pris la fuite lors de l’intervention des secours étaient présents pour effectuer des travaux de rénovation dans le restaurant, pour lesquels ils n’étaient pas payés : pose de carrelage, électricité, travaux de menuiserie.

"J’avais des problèmes financiers, un ami chinois habitant en Italie m’a proposé de m’aider et il a trouvé des personnes pour les travaux qui sont venues d’Italie, d’Espagne et de France. Ils les réalisaient par simple solidarité amicale, en échange du logement et de la nourriture", affirme la gérante de l’établissement, qui a depuis fait faillite et qui précise aussi qu’elle ne connaissait pas vraiment les étrangers en séjour illégal. Celle-ci a été condamnée par défaut en septembre dernier à une peine de 12 mois de prison ferme et à 40.000 euros d’amende pour trafic d’êtres humains, à savoir l’exploitation économique de main d’oeuvre illégale, non-déclaration de dimona, non-paiement de rémunération, absence de contrat pour des travailleurs à temps partiel et formule aujourd’hui opposition.

L’avocat de la prévenue demande l’acquittement pour les préventions relatives au trafic d’êtres humains étant donné que celle-ci n’a pas voulu tirer profit de la main d’oeuvre illégale. Il plaide la suspension du prononcé pour les préventions relatives à l’absence de contrat pour les travailleurs à temps partiel.

L’auditorat du travail demande la confirmation du premier jugement. "Ils procédaient à de lourds travaux de rénovation avec du matériel fourni par la gérante, qui contribuait à leur séjour illégal et ne les payait pas."

Jugement le 11 mars.

JVE