Namur L'ASBL navetteurs.be négocie avec la SNCB pour maintenir une activité correcte sur la ligne 132.

L’ASBL navetteurs.be a offert un petit-déjeuner à 150 usagers de la ligne 132 ce matin en gare de Walcourt. Elle voulait les remercier de continuer à emprunter le chemin de fer pour se rendre au travail, surtout sur cette ligne sans cesse menacée. “Selon l’actuel plan de transport de la SNCB, un train s’arrête toutes les heures à Berzée, Walcourt, Philippeville, Mariembourg et Couvin. D’autres gares sont fréquentées par le train du matin et celui du soir”, explique Gianni Tabbone, porte – parole de l’association. “Enfin, les plus petits arrêts sont carrément supprimés.” 

Navetteurs.be est en négociation avec la SNCB pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être sur cette voie ferroviaire rurale en cul de sac. “Nous demandons qu’un train s’arrête toutes les heures à Yves-Gomezée, le point noir de la ligne”, ajoute Gianni Tabbone. “Nous sommes aussi convaincus qu’il faut améliorer les collaborations avec le TEC pour que les bus relient les gares de cette ligne. L’idée est de combiner toutes les offres.” L’association est bien consciente que la tâche ne sera pas aisée. “On ne se voile pas la face. Il y a souvent des problèmes financiers là-dessous. Ni la SNCB, ni le TEC ne veulent rouler à perte. Pour le moment, les négociations sont en demi teinte. Je ne pense pas que nous obtiendrons tout ce que nous demandons.” 

Les modifications doivent être actées pour la fin de cette année, même si le prochain plan de transport ferroviaire n’entrera en vigueur qu’en décembre 2017. Il est donc temps de se mobiliser. Dans la région, d'autres organismes ont décidé de passer à l’action, comme Mobilesem qui travaille d'ailleurs en étroite collaboration avec l’ASBL navetteurs.be. “Nous sensibilisons les élus locaux et nous réfléchissons à un projet-pilote sur la ligne 132”, souligne Michel Meuteur, chef de projet Mobilesem. “Les gares abandonnées pourraient abriter différents services. 

Pour le moment, une équipe d’Infrabel est installée à l’étage du bâtiment de Walcourt. Elle va descendre au rez-de-chaussée et un espace sera donc libre pour d’autres organismes.” Tout cela se discute en coulisses. Beaucoup espèrent néanmoins que leurs propositions seront prises en compte.