La cour d’assises de Namur aura à connaître de deux dossiers dans les prochaines semaines. Le 22 février elle entamera le procès de la Dinantaise Linda Weber, poursuivie pour le meurtre de son mari Richard Piron, commis à Dinant le 1er mai 2019.

Ce jour-là, vers 22h, Richard Piron, né le 25 novembre 1958, trouvait la mort à son domicile de Sorinnes, rue Taravisée, à la suite d’une dispute avec son épouse. Cette dernière, Linda Weber, a ouvert le feu à plusieurs reprises sur son mari avec un pistolet 22LR. Selon nos informations, plusieurs impacts de balle ont été constatés. "Elle est en aveux d’avoir tiré sur lui à plusieurs reprises", confirmait quelques jours plus tard le parquet de Namur. Au lendemain de son interpellation, Linda Weber a été placée sous mandat d’arrêt du chef d’inculpation de meurtre. "Elle est anéantie", nous confirmait son avocat, Me Gilles Gruslin, quelques jours après les faits. "Elle l’aimait et ne voulait pas en arriver à un tel acte."

Questionné par nos soins à l’époque, un voisin trouvait que le couple Piron-Weber, qui habitait à l’étage d’une maison contemporaine à quatre façades, dénotait dans ce quartier, semblant un peu marginal, proche du quart-monde. Un couple décrit comme ayant des problèmes avec les boissons alcoolisées et au sein duquel les disputes violentes étaient fréquentes. À un point tel qu’à plusieurs reprises, Linda Weber s’est réfugiée chez un voisin et que celui-ci a dû l’emmener à l’hôpital pour recevoir des soins.

Le 17 mai, c’est le procès d’Erhan Murat, originaire de Sambreville, qui débutera. Le 14 septembre 2018, vers 23h30, une rixe relative à une somme de 2000 euros éclate entre Erhan Murat, le gérant du café Les Dsiettes, situé chaussée de Charleroi à Vitrival et un client, Raphaël Warnant, dit "Le Grand Wan", un habitant de Bioul âgé de 34 ans. Le gérant a porté deux coups de poignard en direction de la victime, l’atteignant à l’oreille gauche et dans la région thoracique gauche. Celle-ci est décédée après une tentative de réanimation prodiguée par le bourgmestre de Fosses et médecin, Gaëtan de Bilberling. Après 2 jours de cavale, Murat se rendra à la police… Avant de sortir de prison 13 mois plus tard pour réaliser la suite de sa détention préventive à domicile, au désespoir des proches de Raphaël Warnant.

Ehran Murat est bien connu de la justice. En 2002, il a été condamné aux assises de Namur pour avoir fourni à son ami David Orlando, dit Charly, le 357 Magnum que ce dernier avait utilisé pour abattre l’adjudant de gendarmerie Primo Pauletig lors des Fêtes de Wallonie le 18 septembre 2000. La cour l’avait condamné à trois ans de prison. La même année, il avait été condamné devant le tribunal correctionnel de Namur à 18 mois de prison ferme pour le braquage de la poste de Moignelée en juillet 1996 ainsi que pour le vol trois mois plus tard de la Mercedes d’Alain Soreil, mieux connu à l’époque des faits sous le pseudonyme d’Albert Cougnet.

JVE