L’apparition de cafés clandestins est observée : les forces de l’ordre seront intraitables

"Beaucoup de gens étaient de sortie à Namur ce week-end, soit par imprudence, soi parce qu’ils n’ont pas compris certaines règles, soit par mépris de celles-ci", indique d’emblée le commissaire divisionnaire Manu Leleux. "Nous avons réalisés 44 interventions, essentiellement pour des rassemblements. Mais tout n’a pas forcément été comptabilisé, par exemple, quand nous donnons de simples conseils aux gens. 30 procès-verbaux ont été dressés depuis vendredi. Quand il concerne un groupe de personnes, un seul document est rédigé, le nombre de citoyens concernés est donc plus élevé."

Si les interventions ont essentiellement eu lieu à Namur et Jambes, on en a aussi dénombré à Belgrade, Salzinnes, Wartet ou Saint-Servais. "Les endroits où les rassemblements ont été constatés sont évidemment les parcs, les terrains de sport ou encore le hallage. Les gens s’y promènent parfois sans respecter les règles de distance sociale. Nous sommes aussi intervenus auprès de commerces d’alimentation qui ne fermaient pas leurs portes à 22 heures comme prévu."

En matière de sport, un petit rappel s’impose : "Il est interdit de prendre le vélo ou la voiture pour aller exercer une activité sportive. Elle doit s’effectuer à proximité directe du domicile et pour une durée limitée et raisonnable, il convient donc d’éviter les grandes randonnées par exemple."

Une autre tendance, plus inquiétante, a aussi été constatée. "Certains ne respectent pas le confinement en organisant des fêtes chez eux. Un phénomène de bar clandestin a même tendance à voir le jour : selon certaines rumeurs, certaines personnes tiendraient des débits de boissons alcoolisées à leur domicile privé. Ce sont évidemment des phénomènes totalement irresponsables que nous allons surveiller, nous ne transigerons pas."

Dans le cadre de ces missions, 75 hommes patrouillent chaque jour, de 6 h à 1h. "Notre travail est complètement réorienté. Il y a évidemment moins de vols, de problèmes de stationnement ou de circulation, nous sommes donc davantage mobilisés sur le terrain. Nous laissons tomber le travail administratif pour le moment, ce sera un retard à rattraper plus tard."