Un toit pour les sans-abri

Pour son deuxième hiver d’existence, l’abri de nuit de Tournai a trouvé son rythme.

Vincke Florentin
Gauthier Leroy - Administrateur Auxiliis - Abri de nuit Tournai - Crédit : Florentin Vincke
Gauthier Leroy - Administrateur Auxiliis - Abri de nuit Tournai - Crédit : Florentin Vincke ©Florentin Vincke

Pour son deuxième hiver d’existence, l’abri de nuit de Tournai a trouvé son rythme.

Le froid et la neige ont fait la une, ces derniers jours. Mais l’abri de nuit de Tournai n’a pas attendu que le thermomètre descende pour accueillir les personnes sans-abri.

Depuis le déclenchement du plan grand froid, cette maison, située à la rue de Cordse, ouvre sa porte tous les soirs, dès 21 h, aux personnes dans le besoin qui cherchent un endroit pour passer la nuit au chaud.

Malgré les conditions climatiques actuelles, l’abri de nuit n’est pas pris d’assaut. "Mardi, il y a eu 21 hommes et 3 femmes. Lundi, c’étaient 22 hommes et 5 femmes", détaille Gauthier Leroy.

Cet administrateur d’Auxiliis, l’ASBL qui a ouvert l’abri en septembre 2017, est d’ailleurs surpris de ne pas voir plus de personnes franchir la porte en cette période de grand froid.

Pourtant, tout est mis en place pour que les personnes précarisées puissent bénéficier d’un lieu décent où dormir. En hiver, 10 lits sont destinés aux femmes, et 35 aux hommes, sans oublier les lieux d’hygiène.

"L’accueil est inconditionnel", avance Gauthier Leroy. Bien entendu, il faut respecter certaines règles de base pour que l’accueil se déroule dans les meilleures conditions. Mais les bénéficiaires ne sont pas là pour causer des troubles.

"Certaines personnes arrivent, prennent une douche et vont directement dormir tellement elles sont fatiguées de leur journée. Surtout avec le froid. On dépense une énergie bête."

Une équipe de six éducateurs se relaie donc pour encadrer l’accueil. S’ils se doivent de faire respecter les règles, ils ne sont pas pour autant des surveillants.

"À 22 h 30, on éteint les lumières et on ferme le fumoir. Mais si une personne a besoin de parler durant la nuit, l’éducateur est là pour l’écouter", précise l’administrateur d’Auxiliis.

L’abri de nuit propose donc une aide primordiale pour les personnes précarisées. Au bout d’un peu moins d’un an et demi d’existence, son utilité n’est plus à prouver. Gauthier Leroy l’admet cependant : l’abri de nuit n’est pas la solution pour régler le problème des sans-abri. "Mais pour l’instant, c’est ce qu’il y a de mieux."


Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be