Ours polaires à Pairi Daiza : Éric Domb réagit à froid !

Le fondateur du parc Pairi Daiza déplore les idées fausses véhiculées par le collectif interdit de manifester.

ERIC DOMB FONDATEUR PARC PAIRI DAIZA
©DEHENEFFE

Le fondateur du parc Pairi Daiza déplore les idées fausses véhiculées par le collectif interdit de manifester.

À 48 h de la réouverture de Pairi Daiza, son fondateur a tenu à réagir à la polémique concernant l’arrivée prochaine d’ours polaires au cœur du parc. Pour rappel, celle-ci est alimentée par diverses associations de protection animale qui entendaient profiter de la réouverture du parc ce samedi pour protester et distribuer des tracts aux premiers visiteurs.

Leurs représentants ont finalement renoncé après avoir essuyé un refus de manifester de la part du bourgmestre de Brugelette, lequel craignait des débordements après avoir reçu une demande de contre-manifestants favorables à Pairi Daiza.

"Ce collectif anti-zoos s’attaque à notre parc en véhiculant un tas de préjugés et d’idées fausses. En les démontant, on se rend compte que leurs arguments sont totalement absurdes et très éloignés de la réalité", déplore Éric Domb.

Ce dernier précise d’abord que les ours polaires appelés à rejoindre Pairi Daiza sont nés dans un autre jardin zoologique et qu’ils ne proviennent pas de la banquise après avoir été capturés.

"L’espace qui va leur être réservé sera probablement le plus extraordinaire au monde aménagé au sein d’un zoo. Comme ils sont nés en captivité et ne peuvent donc être réintroduits dans la nature, ils ne peuvent être accueillis que dans un endroit protégé par des humains tel que le nôtre. Avec les prix qui viennent encore de nous être décernés, je pense pouvoir dire que Pairi Daiza est le candidat idéal pour leur offrir des conditions de vie optimales", poursuit Éric Domb.

Et notre interlocuteur d’ironiser sur le fait que ses détracteurs préféreraient que Pairi Daiza crée au pôle nord un sanctuaire de jeunes ours polaires sevrés.

"Il faudrait des moyens colossaux que nous n’avons pas pour financer un tel projet qui, de surcroît, n’aurait aucun sens. L’an dernier, le parc a consacré trois millions d’euros dans des programmes internationaux de conservation et investira encore davantage en 2019 en faveur de la préservation de la faune et de la flore. Sans une partie des recettes de nos visiteurs, rien de tout cela ne serait possible."

Le collectif anti-ours estime que de tels animaux ne sont pas faits pour vivre dans des zoos en prétextant qu’ils ont besoin de vastes territoires pour chasser.

"Considérer que la distance parcourue par un animal conditionne son bien-être, c’est raconter n’importe quoi. Si les ours polaires doivent parfois effectuer autant de kilomètres, ce n’est pas par plaisir mais d’abord pour trouver de quoi se nourrir. Certains mensonges sont redoutables et peuvent paraître crédibles auprès du grand public qui n’est pas toujours correctement informé", insiste Éric Domb.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be