La Grand'Place de Tournai mauve de manifestants !

Un événement a été organisé ce lundi en fin d'après-midi à l'occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme.

Océane Trombetta
La Grand'Place de Tournai mauve de manifestants !
©TROMBETTA

En ce 8 mars, Journée internationale des droits de la femme, la Grand’Place de Tournai a accueilli, de 17 h à 18 h, une centaine de personnes venues soutenir, ensemble, les droits des femmes. Cette manifestation a évidemment eu lieu dans le respect des règles sanitaires que nous connaissons. Un geste d’autant plus symbolique, car la précarité des femmes, la sous-valorisation des secteurs féminins, les violences faites aux femmes, … des problématiques qui se sont lourdement aggravées lors de la crise sanitaire.

C’est donc pour cela que les associations partenaires du collectif 8 mars Tournai, à savoir la CSC, FGTB, JOC (Jeunes Organisés et Combatifs), FPS (Femmes Prévoyantes Socialistes), Vie Féminine, Théâtre Croquemitaine, CIEP-MOC, Espace P et les Macrales, ainsi qu’un bon nombre personnes s’étant inscrites à l’événement ont décidé de s’unir afin de lutter contre toutes ces inégalités qui traversent les époques.

“C’était super important pour moi d’être là aujourd’hui. En tant que jeune femme qui n’a pas encore commencé ma vie dans le monde économique et qui n’a pas encore de métier, cela me fait assez peur de ne pas être respectée et je pense que j’ai des droits à défendre”, déclare Jeanne, une jeune femme venue manifester avec ses amies.

“À partir du moment où j’ai commencé à travailler avec ce que le petit bon Dieu m’a donné, je n’ai plus jamais dû demander quoi que ce soit. Dans ce sens-là, j’ai cessé d’être une pute quand j’ai commencé à travailler comme prostituée”, un témoignage écrit par Madame J, qui est l’un des nombreux ayant été lu sur la Grand’Place ce lundi en fin d'après-midi. Car ce rassemblement, c’est avant tout sensibiliser les passants sur ce qu’il se passe dans le monde depuis toujours, c’est mettre les choses en œuvre pour que les inégalités salariales disparaissent, pour que les lois mettent enfin les femmes sur la même marche que les hommes.

“Il est temps que l’on se rebelle un petit peu, car cela fait des années que l’on nous laisse sur le côté donc c’est normal de revendiquer aujourd’hui”, déclare Bernadette Legrand, manifestante contre les inégalités envers les femmes. Une initiative qui a regroupé plusieurs générations défendant, ensemble, les droits de la femme, car les inégalités, elles, ne meurent pas.

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