Tribunal correctionnel de Tournai: il donnait des coups de marteau sur son chien

De faim, l’animal tentait de manger des bouteilles en verre ...

M.P.
Tribunal correctionnel de Tournai: il donnait des coups de marteau sur son chien
©Bernard Demoulin

A cause de la grève qui impactait l'ensemble de notre pays ce mardi, Jessica n'a pas été capable de se déplacer au sein du tribunal correctionnel de Tournai. Pour la juge Tabet, la grève prévue depuis bien longtemps, est loin d'être un bon justificatif pour expliquer son absence, le dossier a donc été pris. Durant un peu plus d'un mois, Jessica aurait laissé son chien à l'abandon dans des conditions réellement déplorables. "Cet animal tentait de manger des bouteilles en verre et hurlait à la mort de faim. Il vivait dans une cour jonchée par des déchets et des objets tranchants". A la suite d'une enquête, les voisins ont effectivement déclaré que l'animal de compagnie était maltraité…

Privé de nourriture

Lors de son audition auprès des services de police, la prévenue a indiqué "qu'elle n'arrivait pas à se remettre de la mort de sa grand-mère et semblait tout de même consciente que son animal dépérissait". Elle a également déclaré aimer son chien. "C'est une bien drôle de manière de montrer son affection", a précisé le représentant du ministère public. Toujours selon les dires de Jessica, son ex-compagnon "l'empêchait de donner de la nourriture" à la pauvre bête. Fort heureusement, l'animal sera pris en charge par un refuge. Une peine d'un mois de prison avec sursis ainsi qu'une amende de 200 euros ont été requises.

"C'est un dossier bien triste", a expliqué l'avocat de la défense. "Depuis le décès de sa grand-mère, c'est une véritable descente aux enfers pour ma cliente. Elle vivait dans des conditions déplorables. En plus de ne plus prendre soin de son chien, elle ne prenait plus soin d'elle. Dans ses explications, la prévenue déclare que son ex-compagnon n'hésitait pas à se montrer violent avec l'animal en lui donnant des coups de pied et des coups de marteau. Ce dénommé Logan a même dit : vouloir administrer de la mort au rat au chien pour enfin en finir".

La prévenue, étant toujours fragile actuellement, son conseil a sollicité une suspension simple du prononcé. Le jugement sera prononcé le 28 juin prochain.

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