Un McDo de trop à Tournai ? "Nous n’avons pas le choix"

Un Quick, un Burger King et bientôt deux McDo à Tournai. N’y en aurait-il pas un de trop ? "Nous n’avons pas le choix, ça relève de la liberté de commerce", dit le bourgmestre.

C.Ds
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la société MC Donald’s Restaurant Belgium a introduit une demande de permis d’urbanisme pour construire un nouveau restaurant de 500 m2, le deuxième à Tournai puisqu’il en existe déjà un à Froyennes. Le terrain visé est situé sur l’emplacement d’un ancien garage de réparations automobiles situé le long de la chaussée de Bruxelles, dans la rue des Fours à Chaux qui relie la chaussée et la rue des Bastions. L’accès au restaurant sera implanté face au futur Lidl qui va déménager là son magasin du zoning Ma Campagne (déjà le long de la chaussée de Bruxelles).

Si le dossier figurait à l’ordre du jour du dernier conseil communal de Tournai, c’est parce qu’une modification de voirie est nécessaire pour créer un trottoir le long du futur fast-food dont le projet comprend une terrasse de 150 m2, une cabine électrique haute tension, un parking de 50 emplacements et bien sûr un drive-in.

Jean-Michel Van de Cauter (Ensemble) fait remarquer qu'il y aura beaucoup de fast-food sur un périmètre assez restreint. "Dans une commune qui prône une alimentation équilibrée au sein de ses cantines scolaires, soyez logique avec vous-mêmes, comprenez notre étonnement de voir que vous acceptez d'accueillir un quatrième géant de la malbouffe en nos murs ".

Le bourgmestre, Paul-Olivier Delannois, rappelle qu'il n'a pas le choix. "Quand j'étais parlementaire, j'ai toujours plaidé pour qu'un bourgmestre, un collège ou un conseil communal puisse avoir une ligne directrice en matière commerciale. Systématiquement, la réponse qui m'était donnée était le respect de la liberté de commerce. Pour contrecarrer la multiplication des magasins de nuit, j'ai pu insérer une série de conditions dans le règlement général de police afin de faire en sorte qu'ils ne puissent plus en ouvrir. Que font-ils aujourd'hui ? Ils ouvrent en journée le même type de magasins. C'est la même chose avec les fast-foods : on est dans le domaine de la liberté de commerce, nous n'avons pas la possibilité de nous y opposer".

Jean-François Letulle, échevin de l'enseignement, conclut de la sorte : "C'est notre responsabilité de pouvoir organisateur de servir du Tricatel ou pas dans les écoles. Après, c'est de la responsabilité des parents de décider dans quels restaurants ils vont manger avec leurs enfants".

C.Ds

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