Le permis de détention d'un animal ne freine pas les adoptions en Wapi

Au sein des refuges et des élevages, les responsables sont désormais dans l'obligation de réclamer le permis.

M.P.
Le permis de détention d'un animal ne freine pas les adoptions en Wapi
©SHUTTERSTOCK

Depuis le 1er juillet, une personne qui souhaite acheter ou adopter un animal de compagnie en Wallonie doit présenter un permis de détention. L'objectif principal de ce document est de sanctionner les auteurs de mauvais traitements sur les animaux et de freiner les achats ou adoptions irréfléchis. Une base de données sera constituée, qui regroupera ainsi les personnes n’ayant plus le droit de posséder un animal.

De nombreuses communes wallonnes offrent donc le précieux sésame aux citoyens qui veulent l’obtenir, c'est notamment le cas à Mouscron. Dans d’autres communes, il est payant et peut monter jusqu'à 5 euros comme dans l'entité de Frasnes-lez-Anvaing.

Au sein des refuges et des élevages, les responsables sont désormais dans l'obligation de réclamer le permis qui permettra aux futurs adoptants ou acheteurs, d'accueillir chien, chat, et autres petits rongeurs.

Toutefois, afin de faciliter la mise en œuvre de cette disposition pour les citoyens, les communes, les commerces, les refuges et les élevages d'animaux de compagnie, une période d'adaptation sera de rigueur entre le 1er juillet et le 30 septembre 2022. Durant cette période, si une personne se présente sans le permis demandé, elle pourra néanmoins acquérir l'animal.

Du côté d'Opale à Lessines, le refuge n'a pas l'impression que le permis freine les adoptions. "Nous avons même des personnes de Bruxelles et de Flandres qui viennent chez nous", précise Alison Lamont. "La majorité remet naturellement le document mais certains tombent encore des nues et ne semblent donc pas au courant de la nouvelle réglementation. D'autres ne savent surtout pas comment l'obtenir et à qui s'adresser".

"Ce bout de papier pour le moins important, ne change rien pour ma part au niveau des adoptions. La personne qui souhaite vraiment accueillir un animal fera le nécessaire. Le problème reste la situation économique actuelle. S'occuper d'un animal engendre des coûts et les personnes regardent désormais à deux fois", relève une association de Mouscron.

Alison Lamont indique également: "ce permis reste une bonne initiative même s'il faudra quelques années pour que cela aboutisse à du concret". Effectivement, à ce jour, le document n'est pas uniformisé dans tout le pays. Seule la Wallonie doit suivre cette procédure et non la Flandres. "De plus, il expire au bout de 30 jours. Il faut donc le renouveler si l'on désire adopter un autre animal à une date ultérieure".

Comme beaucoup d'autres refuges, Opale est complètement saturé de chats errants ou encore de chiens. "Nous n'avons jamais eu autant de chiens pour cause de saisie, d'abandon ou de maltraitance", poursuit Alison Lamont. "Fort heureusement, nous avons pas mal d'adoptions de chatons. Tous nos moutons ont par ailleurs, trouvé une famille. Les chevaux ont également des difficultés à trouver un adoptant. Cela peut notamment s'expliquer par l'augmentation du prix du foin", conclut cette professionnelle.

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