La facture d'électricité de ce gérant d'une supérette à Tournai a triplé !

En 25 ans de carrière, le commerçant n'a jamais connu une telle situation.

M.P.
La facture d'électricité de ce gérant d'une supérette à Tournai a triplé !
©M.P.

Comme beaucoup d'indépendants et de petits commerçants, Vincent Populaire, gérant de l'épicerie Delto, située à la rue Vauban à Tournai subit la flambée des prix. Sa facture d'électricité a d'ailleurs triplé en un rien de temps !

"Avant, cela me revenait à 220 euros. Aujourd'hui, je dois payer le triple, sans compter les assurances. Fort heureusement, mon loyer est resté le même. Malheureusement, nous sommes la plupart dans le cas".

Quotidiennement, Vincent aborde l'inflation avec ses clients. " C'est le sujet d'actualité. Ils semblent inquiets, je ressens réellement leurs difficultés", confie-t-il. "Le comportement d'achat des clients a également changé. Ils achètent en plus petite quantité car les produits ont aussi vu leur prix flamber".

Afin, de diminuer sa consommation, cet indépendant a décidé de supprimer un congélateur et de limiter son éclairage.

"Il faut tout de même garder un minimum pour assurer une certaine qualité. En ce qui concerne les produits, je ne peux pas me permettre de proposer moins de choix". Au niveau de ses horaires d'ouverture, Vincent a décidé de ne pas les adapter. "Si je ferme davantage mon commerce, cela sera catastrophique".

"Si le contexte actuel s'aggrave, une chose est certaine, j'arrête"

En 25 ans de carrière, le commerçant n'a jamais connu une telle situation. "Nous ne sommes absolument pas aidés par le Gouvernement. Il faut dire qu'en Belgique, les citoyens se plaignent beaucoup mais ne bougent pas", poursuit-il.

Les supérettes se faisant déjà de plus en plus rare, Vincent craint à davantage de fermetures. "Pour le futur, je reste peu optimiste. Les épiceries ne vont certainement pas tenir dans de telles conditions. Surtout dans les villes comme Tournai, où les grandes surfaces se multiplient. Au sein des villages, certaines personnes font encore vivre les petits commerçants".

Dans trois ans, le Tournaisien arrivera à la fin de sa carrière et espère tout de même garder son épicerie jusque-là. "Aujourd'hui, cela reste la limite. Je fais peu de bénéfices à cause des factures que je dois payer. Si le contexte actuel s'aggrave, une chose est certaine, j'arrête", conclut Vincent Populaire.

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