Crise énergétique: ruée vers les vêtements chauds dans les commerces de Wapi

Pour faire face au froid, certains s'adaptent en s'équipant de chaussettes, de pantalons molletonnés ou encore de pulls à manches longues.

M.P.
Crise énergétique: ruée vers les vêtements chauds dans les commerces de Wapi
©SHUTTERSTOCK

Le soleil a laissé place à la pluie et à la chute des températures. Alors que l'automne a sonné à notre porte, la hausse du prix de l'énergie ne cesse de croître. Face à ce contexte actuel, la population souhaite se chauffer le plus tard possible ou dans tous les cas, baisser leur thermostat durant les prochains mois.

Pour faire face au froid, certains s'adaptent en s'équipant de chaussettes, de pantalons molletonnés ou encore de pulls à manches longues.

Dans les boutiques de prêt-à-porter de Wallonie picarde, les shorts et autres robes d'été ont laissé place aux vêtements chauds avec des vitrines bien décorées à l'aide d'objets de saison.

Au sein de l'enseigne Damart, on remarque également une effervescence. "Depuis quelque temps, les vêtements Thermolactyl ont particulièrement la cote et plus tôt que d'habitude". C'est normalement au mois de novembre et de décembre que les commerces connaissent un tel engouement et non en septembre.La gérante de la boutique Les lanières en folie, située à Enghien constate également depuis quelques jours un léger boom au niveau de la vente de ses articles. "J'ai reçu plusieurs clientes venues se munir de vêtements et d'accessoires bien chauds pour se rendre à leur travail".

Effectivement, afin de faire des économies, certaines entreprises ont pris la décision de diminuer la température au sein de leurs locaux.

D'ailleurs, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a élaboré une charte dans laquelle elle-même et les fédérations sectorielles s’engagent conjointement à appliquer et promouvoir auprès de leurs membres une série d’actions en vue de diminuer leur consommation énergétique.

Parmi les engagements pris par la FEB et les fédérations, on retrouve notamment une limitation de la température requise par le système de chauffage dans les locaux utilisés (maximum 19°C le jour, 17°C la nuit); la limitation de la température requise par le système de refroidissement dans les bureaux (minimum 25°C); l'extinction des lumières dans les pièces inoccupées, la réduction au minimum des lumières décoratives ou les messages lumineux publicitaires à l'extérieur des bâtiments et la fermeture des portes entre les pièces chauffées et non chauffées.

"Les seules réflexions que j'ai pu entendre sont principalement en lien avec leur boulot et non avec leur consommation à la maison", poursuit la commerçante spécialisé dans le prêt-à-porter. "La facture énergétique est devenue le premier sujet de conversation. Dans mon commerce, les clients ne parlent plus que de cela et craignent pour l'avenir".

Comme beaucoup d'autres commerçants, cette professionnelle constate que la population se restreint et n'achète que le strict nécessaire. "Les grands plaisirs semblent être passés à la trappe".

Bien que ce changement de saison, rime avec nouvelle garde-robe et donc achats, le magasin Les lanières en folie ne semble pas si optimiste. "A l'accoutumée, j'attends cette période avec impatiente mais au vu de la situation, j'ai de gros doutes. Des connaissances n'hésitent pas à déjà me confier qu'à Noel, ils se limiteront à un repas et plus d'échange de cadeaux. Cela me fait déjà peur ...", conclut cette commerçante.

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