En Wallonie picarde, cinq radars fixes viennent d’être installés par le SPW

Le SPW a finalisé l’aménagement de cinq radars fixes bidirectionnels, dont deux sur la N50 près de l’institut Saint-Luc à Ramegnies-Chin.

Pierre-Laurent Cuvelier

La sécurisation des abords de l’institut Saint-Luc à Ramegnies-Chin, réclamée avec plus d’insistance encore depuis le décès tragique de Cheyenne, il y a près d’un an, se concrétise sur le terrain.

Ces derniers jours, les équipes du SPW ont terminé l’aménagement de deux radars fixes bidirectionnels, placés à proximité de chaque passage pour piétons.

Distants d’environ 200 mètres, les dispositifs ont été installés des deux côtés de la chaussée de Tournai (N50), un axe tristement connu pour ses nombreux accidents. Sur la portion de voirie visée, trop peu de conducteurs respectaient jusque-là la vitesse limitée à 30 km/h.

 À Ramegnies-Chin, l’un des deux radars fixes, placé à quelques mètres du passage pour piétons où une jeune étudiante de Saint-Luc a été fauchée mortellement en décembre 2021.
À Ramegnies-Chin, l’un des deux radars fixes, placé à quelques mètres du passage pour piétons où une jeune étudiante de Saint-Luc a été fauchée mortellement en décembre 2021. ©ÉdA

Les deux radars ramèneront sans aucun doute de la quiétude près de l’école Saint-Luc en freinant les ardeurs des conducteurs trop pressés. C’est assez rare que pour être souligné, la pose de l’infrastructure (poteaux et boîtiers) a été réalisée plus tôt que le timing évoqué voici quelques semaines par le cabinet de la ministre Valérie De Bue, en charge de la sécurité routière. L’achèvement des travaux était annoncé pour le printemps 2023.

L’option qui avait été initialement imaginée était de mettre en place un radar tronçon sur la chaussée de Tournai, mais ce n’était techniquement pas possible au regard de la configuration des lieux”, signale Jean-Philippe Lombardi, le porte-parole de la ministre De Bue.

Un radar à Mourcourt, Pipaix et Dottignies

En Wallonie picarde, d’autres voiries dépendant de la Région wallonne viennent d’être équipées de radars permanents.

 La chaussée de Mons à Pipaix est désormais équipée d’un radar bidirectionnel.
La chaussée de Mons à Pipaix est désormais équipée d’un radar bidirectionnel. ©Com

Toujours sur la N50 mais à hauteur de la brasserie Dubuisson à Pipaix, le boîtier est bien visible depuis la fin de la semaine dernière. Si la vitesse est réduite à 90 km/h à cet endroit de la chaussée de Mons, la Ville de Leuze plaide pour une limitation à 70 km/h.

Autre axe problématique, la Route Provinciale (N48 Tournai-Renaix) a vu apparaître un radar fixe après la côte de Mourcourt, à l’intersection avec la rue d’Obigies. De quoi soulager les riverains, après des années d’attente marquées par une succession de sorties de route, plus ou moins graves, sur ce tronçon limité à 50 km/h.

La sécurité de la Route Provinciale sera encore renforcée en 2023, sachant qu’un radar tronçon y sera implanté. Le dispositif contrôlera la vitesse sur une distance de 700 m à l’entrée du village de Mourcourt, peu après les établissements Lebrun.

Dans l’entité de Mouscron, où les radars se sont multipliés, on signalera enfin le placement d’un appareil le long du boulevard des Canadiens (N512) à Dottignies, non loin du restaurant Gaston Vouzote.

Les appareils flasheront “incessamment”

Toute la question est maintenant de savoir quand les cinq radars fraîchement installés entreront en fonction. “La mise en service interviendra très prochainement mais il est, à ce stade, impossible d’avancer une date, affirme M. Lombardi. Il reste à effectuer les raccordements électriques, l’homologation des appareils par une société spécialisée puis leur activation par les services de police et judiciaires. Pour toutes ces étapes, nous dépendons de prestataires extérieurs.

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