Le tribunal correctionnel de Tournai a prononcé, mardi, une mesure d'internement contre un Athois actuellement détenu à la prison de Lantin. 

L'homme était poursuivi pour avoir harcelé deux policiers, et la famille de l'un d'eux. Les deux policiers étaient chargés de mener une enquête sur l'homme en question, soupçonné d'avoir harcelé le bourgmestre de l'époque, Bruno Van Grootenbrulle, en l'appelant jour et nuit. Un internement avait été déjà prononcé par la cour d'appel du Hainaut en juin 2014. Les faits se sont déroulés lors de l'année 2012. Pendant des semaines, l'homme a multiplié les coups de fil chez les victimes, de jour comme de nuit: 492 appels sur un GSM et 400 appels sur un téléphone fixe en quelques semaines. Au bout du fil, un homme proférait des insultes et imitait des cris d'animaux. Il rédigeait aussi des courriers anonymes en signant "la pie".

Rapidement soupçonné, l'homme né en 1948 a fait l'objet d'une expertise mentale: il était dans un état grave de déséquilibre mental le rendant incapable de contrôler ses actes. Son cas relève donc de la loi de défense sociale.

Lors de l'audience, l'avocat de la défense s'est étonné que des policiers se soient constitués parties civiles. "Quand on a la vocation d'être policier, il faut avoir une carrure et une force de caractère. Quand on s'inscrit pour être fort des halles, on n'est pas freluquet", avait commenté Me Graulich. Le tribunal a estimé que les policiers étaient victimes et un dommage moral leur sera octroyé.