Le contrat Rivière Dendre a renouvelé son programme pour la période 2020-2022.

Plus de 700 actions, 728 très exactement, pour améliorer la qualité de l’eau sur le sous-bassin de la Dendre : le programme d’actions 2020-2022 du contrat Rivière Dendre est sur les rails après l’approbation par les signataires depuis le Moulin de la Hunelle.

Rappelons que le contrat Rivière Dendre (CRD) fait partie des 14 contrats de Rivière de Wallonie. Il a vu le jour en 1992 et a été stoppé en 2003. Il a été relancé fin 2010 sous sa forme actuelle d’ASBL. La cellule de coordination du CRD est constituée de trois employés (2,6 équivalents temps plein). Précisons aussi que douze communes adhèrent au CRD, dont dix de Wallonie picarde : Belœil, Brugelette, Ath, Chièvres, Ellezelles, Enghien, Flobecq, Frasnes, Lessines et Silly.

"Tous les trois ans, un programme d’actions est élaboré par le contrat de Rivière , indique la coordinatrice du CRD, Julie Goffette. Il reprend toutes les actions que les acteurs de l’eau s’engagent à réaliser sur le sous-bassin de la Dendre. Le programme 2020-2022 est appuyé par plus de 40 porteurs d’actions avec au total 34 signataires, car différents services du SPW sont regroupés. De nombreuses actions sont en lien avec les directives européennes Cadre Eau et Inondations et d’autres relèvent de thématiques comme les espèces invasives, les habitats et espèces sensibles, les déchets ou encore la sensibilisation."

Mais sur quelle base ce programme est-il élaboré ? Avant d’agir, un diagnostic de terrain s’avère indispensable et c’est la cellule de coordination qui entre en jeu par le biais d’un diagnostic des pressions et usages de l’eau sur le sous-bassin de la Dendre.

Cet inventaire des points noirs et le diagnostic général s’attardent sur les pressions hydromorphologiques, l’agriculture (80 % du territoire est agricole), l’imperméabilisation des sols, la diminution des zones humides, les espèces exotiques envahissantes, les déchets, les inondations et coulées de boues, la prise d’eau, la densité de population mais aussi l’occupation du sol, l’épuration, le tourisme et les industries.

Au quotidien, la cellule de coordination réalise un accompagnement des communes partenaires (information, réunion de concertation…) et met en place elle-même certaines actio ns. Comme le projet DIPROS, démarche intégrée pour la protection des eaux souterraines.

Espèces emblématiques

" Et ce en réponse à un appel à projets de la SPGE. Il s’agit d’une réflexion concertée et innovante sur la gestion intégrée de l’eau à l’échelle des exploitations agricoles situées prioritairement en zone de captage , souligne Julie Goffette. Le projet se focalise sur les nitrates et pesticides. Pour le reste, nous organisons la gestion de milieux naturels avec les écoles techniques. Nous favorisons aussi la présence de plusieurs espèces emblématiques comme le martin-pêcheur ou le triton en réalisant un inventaire, en protégeant et en restaurant leur habitat. Et puis, nous menons un projet batraciens, avec des inventaires initiés en 2014 des populations de batraciens sur le bassin."

G.Dx