Didier Smet, le vice-président du CPAS a fait front aux locataires désabusés

TOURNAI Didier Smet (PS) nous a rejoints au cours de notre reportage au 12 rue des Jésuites. Il a fait front aux locataires qui exprimaient leur ras-le-bol. À l’insalubrité, s’ajoutent aussi des soucis liés à la promiscuité dans un milieu socialement défavorisé, les dégradations, mais aussi à l’insécurité liée aux squatteurs et autres consommateurs de drogue dure qui viennent trouver refuge dans la cave et les couloirs.

Un plafond a même été tagué à la lame d’un briquet et les enveloppes d’héroïne en aluminium jonchent le sol.

“Nous avons rénové tout un appartement. Il a été entièrement saccagé par des locataires vivant sous l’emprise de la drogue. Il a fallu trois conteneurs pour déblayer les lieux après leur expulsion”, confie Didier Smet.

Des traces d’excréments sur les murs témoignent de leur passage…

Sa présence a été l’occasion pour les locataires de lui confier leurs déboires. “Je demande régulièrement la réalisation de travaux qui doivent passer en budget extraordinaire”, lâche le vice-président du CPAS.

Et le bas de laine du CPAS est vide. Celui-ci a même encore vendu des biens en 2012. “Nous avons rénové des châssis à l’arrière du bâtiment. Ils sont en plastique. À l’avant, vu le caractère exceptionnel de la façade et son classement, il faut placer des châssis en bois. Cela implique un coût et des budgets.”

À une certaine époque, sous l’ère Pierre Bal, le CPAS avait acheté et rénové une cinquantaine de logements. Malheureusement, pendant que la régie effectuait ces travaux, le reste du patrimoine a souffert du manque d’entretien…

La situation économique fait que les demandes sont de plus en plus nombreuses et que le CPAS est impuissant. “J’ai 800 demandes de logement en attente, explique Didier Smet. Ces logements comme ceux-ci sont censés donner aux locataires la possibilité de retrouver leurs droits sociaux. Je fais ce que je peux avec de maigres moyens .”



© La Dernière Heure 2012