Récemment, Augustin (prénom d'emprunt) devait comparaître devant la barre pour s'expliquer des faits qu'il a commis en juin 2019. Le prévenu a en effet, porté des coups à l'égard de son ex-compagne qui ont entraîné une incapacité de travail. 

"Je conteste les faits. Mon ex-compagne s'était au préalable battue avec sa fille. Les lésions constatées ne correspondent pas aux faits qui me sont reprochés. Elle est reconnue comme femme sadomasochiste et entretient d'autres relations. Elle se faisait aussi frapper par sa fille mais c'était surtout car elle avait un problème avec l'alcool"
, déclare Augustin. 

Le représentant du ministère public ne semblait pas croire à la version du prévenu. En effet, le jour même des événements, la victime est venue déposer plainte à la police pour coups. Quelques heures plus tard, Augustin fait de même en précisant que sa compagne était devenue folle. Après une expertise médiale, les lésions datent bien du jour des faits et non quelque temps auparavant comme le déclare le prévenu.

Augustin possède de nombreux antécédents judiciaires, le représentant du ministère public requiert donc 18 mois d'emprisonnement. 

Sans avocat, Augustin n'a pas hésité à se défendre avec acharnement devant la barre du tribunal correctionnel de Tournai.

"Je me suis réinséré dans la société. Je ne vois donc pas pourquoi je devrai retourner en prison pour des coups que je n'ai pas donnés. Je ne suis pas un cogneur de femmes. Il est impossible pour moi de ne plus avoir de liberté. Je préfère dès lors, avoir une peine de travail."

Accompagné par la sœur du prévenu, cette dernière n'a pas hésité à la fin de l'audience, à commettre un petit esclandre.

"Vous condamnez un innocent, c'est elle la femme diabolique". 

Le jugement sera prononcé le 20 mai.