Dernièrement, Sam (prénom d'emprunt) devait s'expliquer devant le tribunal correctionnel de Tournai pour avoir diffusé des images à caractère pédopornographiques durant une période de trois mois. 

De juillet à octobre 2017, le prévenu consommait et diffusait des images pédopornographiques. Ce dernier utilisait un ordinateur qui n'était pas le sien et se servait de l'Internet du voisin. 
 
"Je n'étais pas bien dans ma tête à ce moment-là. Je fumais de la drogue et plus précisément du cannabis et du speed. C'est à cause des produits stupéfiants que je consultais différents sites. Les drogues m'excitaient et non les images", déclare Sam. 
 
Lors de son audition, le prévenu a avoué qu'avoir une relation sexuelle avec des jeunes filles âgées entre 16 et 18 ans était un réel fantasme. Toutefois, ce n'est pas pour cette raison qu'il passerait à l'acte. Au vu des faits, le représentant du ministère public requiert une peine de 30 mois d'emprisonnement. 
 
"Mon client a avoué avoir consulté différents sites. Il m'a confié que c'était une période de sa vie durant laquelle, il était excité par tout et n'importe quoi. Effectivement, il consommait des images à caractère pornographique, pédopornographique mais aussi zoophile. Nous sommes face à des faits dérangeants et inquiétants. Lors de son audition, Sam a sous-entendu qu'avoir une relation avec des jeunes femmes était un fantasme. Cependant, il a toujours entretenu des relations avec des femmes de son âge ou plus âgées. Mon client a déjà eu des rendez-vous avec une sexologue et il est aux portes d'avoir un emploi. Je sollicite donc à titre principal, une probation autonome pour garder un œil sur son évolution et à titre subsidiaire un sursis probatoire", déclare l'avocat de Sam. 
 
Face à la juge Laus, le prévenu a souhaité que le tribunal prenne en considération sa nouvelle vie.
  
" Cela fait cinq ans que je me bats. Si je vais en prison, vous allez détruire un homme". 
 
Le jugement sera prononcé le 28 juin.