Le tribunal correctionnel de Tournai rendra, en principe, son jugement le 13 avril concernant l'affaire de corruption au contrôle technique de Marquain

TOURNAI Trois anciens contrôleurs automobiles et trois passeurs sont poursuivis dans cette affaire qui a éclaté à la suite de la diffusion d'un reportage en caméra cachée par RTL-TVI en février 2004.

Une habituée du centre de contrôle technique de Marquain avait démontré qu'il était possible de faire passer des voitures non conformes contre une rétribution financière glissée dans les cendriers des voitures.

Trois contrôleurs avaient été identifiés sur les images et licenciés sur le champ.

Le ministère public ne s'est pas opposé au sursis, ou à des peines de travail. Mais un des prévenus n'a plus droit à ce sursis. L'avocat de ce dernier a plaidé, mercredi, en faveur d'une peine de travail, estimant que son client ne pouvait être condamné sur base d'une conversation téléphonique, et encore moins sur des accusations « d'un corrompu qui a avoué les faits à la barre ».

Partie civile, la SPRL Bureau d'inspection automobile (BIA) réclame 12.500 euros aux trois travailleurs poursuivis et 1.250 euros aux trois prévenus qui soudoyaient les contrôleurs. BIA estime le préjudice à 100.000 euros, le centre ayant été fermé durant deux jours à la suite de cette affaire.

L'ASBL Groupement des entreprises agréées de contrôle automobile et du permis de conduire (GOCA), également partie civile, a demandé un euro provisionnel pour atteinte à la réputation du service.

© La Dernière Heure 2011