Tournai-Ath-Mouscron L’ASBL Animaux en péril peut aussi compter sur de généreux donateurs pour soigner et nourrir ses 400 pensionnaires

Animaux en péril fait partie de ces associations qui, sans les nombreux dons, legs et parrainages en tous genres, seraient dans l’incapacité d’exister. Fondé en 1983, le refuge situé sur les hauteurs de Meslin-l’Évêque ainsi qu’à Isières (Ath) héberge plusieurs centaines d’animaux de ferme abandonnés ou saisis par la justice après avoir subi de mauvais traitements.

Employant une dizaine de salariés, AEP doit faire face à des dépenses annuelles de l’ordre du million d’euros rien que pour nourrir, soigner les bêtes et rémunérer son personnel.

À cela , il faut ajouter les investissements, variables d’une année à l’autre. "Les frais de fonctionnement du refuge dépendent pour moitié des legs que nous font, à leur mort, des particuliers dans le cadre de leurs dispositions testamentaires. Nous héritons de sommes allant de 5.000 € à plusieurs centaines de milliers d’euros tout en bénéficiant d’une taxation avantageuse (7 %) sur les droits de succession", précise Jean-Marc Montegnies.

"Même si c’est très rare, il est déjà arrivé qu’un défunt nous lègue son bien immobilier. Bien souvent, nous ne sommes pas seuls dans la succession et l’héritage se partage avec d’autres organismes à vocation philanthropique comme la ligue Braille, Gaia, Médecins sans frontières ou encore la fondation contre le cancer", ajoute notre interlocuteur.

Animaux en péril bénéficie d’une autre source de financement très précieuse pour mener à bien ses activités. Celle-ci repose à la fois sur l’argent que lui versent de généreux donateurs (environ 3.000) ainsi que sur le soutien de ses fidèles membres parrainant un animal du refuge, moyennant une cotisation annuelle de 13 € par mois.

Parmi les personnalités sensibles à la cause animale ayant opté pour cette formule, citons la ministre Laurette Onkelinx ou encore Caroline Fontenoy, présentatrice du JT de RTL-TVI. "Le montant des dons est lui aussi très fluctuant".

Jean-Marc Montegnies se réjouit encore que pour la première fois de son histoire, le refuge devrait prochainement recevoir du ministère wallon du bien-être animal un subside de 12.000€ qui permettra au refuge de construire de nouvelles infrastructures et d’acquérir du matériel supplémentaire.