Tournai-Ath-Mouscron Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, un collectif Opération 8 mars ! a été créé.

Ce vendredi 8 mars un rassemblement est prévu à 17 h devant l’hôtel de ville d’Ath par les Femmes prévoyantes socialistes (FPS). Un appel qui concerne toutes les femmes et les hommes qui se sentent concernés par le droit des femmes. Durant ce moment, des flyers, des badges féministes et des photos personnalisées seront distribués dans une ambiance musicale féminine. L’ASBL FPS est un mouvement féministe et mutualiste qui reprend plusieurs collectifs militants sous forme de comités locaux et de groupes de projets.

Le but de cette action est de sensibiliser les gens et de soutenir le Collecti.e.f 8 maars qui invite toutes les femmes à faire grève en ce jour. "Ce qu’on demande concrètement aujourd’hui aux femmes est de ne pas faire le travail qu’elles font habituellement à la maison. Une femme qui travaille à plein temps, une fois chez elle, doit gérer les enfants, la maison, etc., elle a une charge mentale permanente. Ne rien faire est une façon de montrer tout le travail invisible qui est fait par les femmes", explique Marjorie Durieux, animatrice socio-culturelle du FPS Wapi.

Ath n’est pas le seul comité local FPS à manifester. À Perwelz, le collectif f. Luttes , pour femmes en lutte, a décidé de se mobiliser en questionnant les citoyens et les citoyennes sur différentes thématiques en lien avec l’égalité. Elles ont créé un carnet de revendications. "Le but au niveau local est de faire de la sensibilisation pour réussir à amener l’année prochaine une grève totale." Une grève générale des femmes a déjà été organisée l’année passée en Espagne. "Il y a eu des répercussions suffisantes pour qu’aujourd’hui différents pays européens, comme la Belgique, prennent la décision de ce mouvement."

Les revendications sont multiples. Entre autres : dénoncer le système patriarcal, rendre visible le travail invisible des femmes et montrer qu’il y a encore des différences aujourd’hui, notamment au niveau salarial. "On a l’impression, parce qu’on vit en Belgique, dans un pays européen occidental qu’il n’y a plus de combat à mener. Il y a encore une différence salariale ainsi que dans le choix des études des jeunes filles."