Tournai-Ath-Mouscron D’un naturel optimiste, cette jeune maman estime qu’il n’est pas trop tard pour sauver la planète.

La démission de Nicolas Hulot n’a pas laissé indifférente Saskia Bricmont.

"Je comprends son découragement. C’est un homme vrai, engagé avec conviction dans ce qu’il fait et c’est avec la même sincérité qu’il s’est engagé au sein du gouvernement Macron pour y mener des politiques à même de répondre à l’ampleur du défi climatique."

Elle poursuit : "Si les Verts n’ont pas le monopole de l’écologie, il a vécu de l’intérieur l’absence de considération qu’ont les autres membres du gouvernement français pour ces questions et donc l’incohérence permanente des politiques qui continuent à alimenter le réchauffement climatique. En tant qu’écologiste, ce sont les mêmes convictions qui me mobilisent et font que je m’engage, je ne peux pas rester passive face à ce qu’il se passe. Mais le système à modifier est énorme et le modifier de l’intérieur prend du temps."

D’un naturel optimiste, cette jeune maman se refuse à croire, à l’inverse des collapsologues, qu’il est trop tard pour sauver la planète.

"Le réchauffement climatique lié à l’activité humaine et ses conséquences sont une réalité, entraînant la disparition de nombreuses espèces animales et végétales tout en provoquant des épisodes climatiques de plus en plus extrêmes et déjà irréversibles (tempêtes, fortes pluies, vents, canicule, sécheresse). Si le réchauffement se poursuit, ces évolutions vont s’amplifier encore, entraînant des millions de réfugiés climatiques. Mais on peut encore agir pour empêcher que la situation empire, et l’action doit être radicale. Un changement de modèle s’impose de toute urgence."

Pour notre interlocutrice, il faut sortir de la société de consommation, hyper énergivore, destructrice des ressources, de la santé, de l’environnement, pour entrer dans un mode de production et de consommation relocalisé, une économie circulaire (récupération, recyclage), une mobilité douce et partagée.

"Là où je rejoins les collapsologues, c’est qu’à un moment l’ancien monde va s’effondrer car il n’est juste pas viable. On va vers une fin de l’ère du pétrole. Autant l’anticiper au maximum, être prévoyants en somme, pour être résilients, c’est-à-dire capable de nous adapter en cas de choc."