Tournai-Ath-Mouscron Ayant repris celle de son fils après un braquage, Michelle Bachy participe ce samedi au Jour Libraire Presse.

Ce samedi 19 octobre a lieu, partout en Wallonie et à Bruxelles, la 25e édition du Jour du Libraire Presse (JLP). À cette occasion, nous sommes allés à la rencontre de Michelle Bachy afin qu’elle nous parle de son métier sans lequel la presse écrite aurait bien du mal à exister.

Âgée de 57 ans, cette dernière exploite depuis avril 2018 la librairie Dono située le long de la chaussée de Mons, à Ath. C’est dans des circonstances très particulières que Michelle a été amenée à reprendre le commerce que tenait son garçon depuis plusieurs années.

"En 2015, quelques mois après avoir lancé son activité de libraire, mon fils Donovan a été victime d’un braquage. Sous la menace d’une arme, les auteurs ont emporté le contenu de la caisse et des cigarettes. Il a été très choqué par cet épisode et a fini par me céder le magasin d’autant qu’un an plus tôt, il avait déjà subi un car-jacking !" raconte sa maman.

Ayant hérité d’une belle clientèle, notre interlocutrice a pris goût à ce nouveau job auquel elle se dévoue corps et âme en y consacrant 70 h par semaine.

"Comme j’adore le contact avec les gens, ce métier me convient très bien même si ce n’est pas facile tous les jours à cause de toutes les charges, de la pression fiscale mais aussi des contraintes administratives. Cela demande beaucoup d’investissement dans tous les sens du terme."

En plus des journaux, des revues et du tabac, Michelle Bachy s’est vue contrainte de diversifier son offre afin de ne pas trop subir la concurrence des grandes surfaces. Voilà pourquoi elle vend désormais aussi quelques boissons, des bonbons ou encore des cartes postales.

Parmi sa clientèle figurent pas mal de joueurs du Lotto, elle a déjà fait quelques heureux, mais également les chauffeurs de bus qui, chaque matin, sur le coup de 6 h, viennent boire leur café à l’intérieur de sa librairie.

Située sur la route de Pairi Daiza, elle reçoit également durant la saison touristique du parc la visite de clients français qui lui achètent surtout des cigarettes.

Derrière son comptoir, tout en refaisant le monde, Michelle n’hésite jamais à rendre de précieux services dès qu’elle en a l’occasion. De quoi faire parler sa fibre sociale dans le cadre de son activité commerciale. Elle a déjà ainsi permis à plusieurs personnes de trouver un logement ou encore de faire adopter des chiens ou des chats.