Les épreuves sectorielles ont permis à un ex-étudiant de l’ITL de devenir soudeur de pipelines dès son diplôme en poche.

Originaire de Grandmetz (Leuze), Benoît Paul, 20 ans, est sorti voici trois ans de l’Institut technique libre d’Ath (ITL) avec un diplôme de soudeur en poche mais aussi un CDI au sein de l’entreprise nivelloise T.D. Williamson, spécialisée dans la maintenance de pipelines acheminant le pétrole et le gaz.

Ayant su très jeune que ce métier était fait pour lui, cet ex-étudiant est d’abord passé par la section mécanique de l’ITL, avant de participer aux épreuves sectorielles de l’IFPM Ouvriers, qui sont réservées aux classes terminales des sections en soudage, usinage et maintenance des écoles et centres de formation de la FWB.

516 jeunes

À deux reprises, Benoît Paul s’est distingué lors de ces épreuves théoriques et pratiques étalées sur deux journées.

En 2017 d’abord, il a décroché l’étincelle d’or en électrode enrobée, avant de récidiver l’année suivante en semi-automatique, autre méthode de soudage. Cette année, quelque 516 jeunes issus de 42 établissements scolaires s’y sont inscrits comme lui auparavant dans l’espoir d’obtenir ce fameux brevet sectoriel ou un agrément Vinçotte qui, pour les employeurs, constituent un gage de main-d’œuvre hautement qualifiée.

" Malgré les nombreuses professions manuelles en pénurie, les filières techniques et professionnelles demeurent encore trop souvent délaissées et dévalorisées. Pourtant, au sein de ces diverses sections se cachent des talents qui n’ont rien à envier aux futurs ingénieurs ou médecins. Des garçons et des filles qui ont de l’or dans les mains ", souligne Benoît Fontaine, manager et responsable de la communication au sein de l’Institut de formation postscolaire de l’industrie des fabrications métalliques.

Pour jauger leur potentiel

Et notre interlocuteur d’ajouter que ces épreuves extrascolaires évaluées par un jury sont un véritable passeport pour l’emploi répondant aux attentes spécifiques des entreprises. " Celles-ci permettent aux élèves de jauger leur potentiel et de mettre toutes les chances de leur côté en ayant des arguments supplémentaires pour se faire engager à l’issue d’un entretien d’embauche. "

Ce n’est pas Benoît Paul qui affirmera le contraire, lui qui a brillamment remporté ces épreuves, avant de décrocher le job de ses rêves.

" Obtenir un brevet sectoriel est un plus. C’est à la fois une belle récompense pour celui qui l’obtient mais aussi, en termes d’image, une forme de reconnaissance pour l’école et les professeurs qui transmettent leur savoir-faire ", confie ce jeune soudeur hyperqualifié.