La dernière édition du salon Batirama remonte à janvier 2020. Mais deux mois plus tard, le salon Déco&Jardin, organisé lui aussi par l’ASBL Comexpo, avait subi les conséquences de l’Arrêté ministériel portant sur les mesures d’urgence destinées à limiter la propagation du Covid-19. Le rendez-vous printanier devait débuter le vendredi 13 mars, ce fameux jour où tout a basculé en Belgique.

Le président de l’ASBL, Jean-Louis Deghoÿ, se souvient très bien de ce moment où il a fallu prendre cette pénible décision la veille. "Tout était prêt, les stands des exposants étaient prêts après plusieurs jours de montage et de gros investissements. C’était difficile à vivre. On ne savait pas encore à ce moment-là où nous mènerait cette pandémie."

La pandémie laisse aujourd’hui la vie sociale plus ou moins tranquille. Mais il n’est pas du tout certain que Batirama et Déco&Jardin auront lieu en 2023 à cause des travaux de rénovation du hall de Tournai-Expo. " Notre organisation est bien entendu tributaire de ces travaux qui, en principe, devaient être terminés en octobre 2022. Mais on sait que cet important chantier a subi de gros contretemps, et on attend de la ville qu’elle puisse nous dire en juin prochain si, oui ou non, on pourra compter sur le hall, en tout ou en partie, au début de l’année prochaine. Des organisations comme les nôtres nécessitent de longs mois de préparation, entre six et huit mois, on devra être fixés à ce moment-là pour savoir si on peut se lancer. Il y a encore énormément d’inconnues ; on ne sait même pas encore le prix de location de ce hall. "

Dans l’hypothèse, très vraisemblable, où Tournai-Expo n’est pas prêt, n’est-il pas possible de trouver un lieu alternatif ? " Il y a de très grands entrepôts plus ou moins libres dans les zonings économiques du Tournaisis, mais il y a toujours l’un ou l’autre obstacle : une hauteur de plafond insuffisante, l’absence de parking, un déstockage fort coûteux de marchandises, etc. "

Et un grand chapiteau comme à la grande époque de la foire commerciale de Tournai qui se tenait sur la plaine des manœuvres ? Ce n’est pas si simple, explique Jean-Louis Deghoÿ. Il existe bel et bien des gigantesques chapiteaux de 6 000, 8 000 et même 10 000 m2 (l’équivalent de Tournai-Expo), nous dit-il. " Mais le prix de location est exorbitant. Après avoir bu le bouillon en 2020, nos réserves financières ont fondu et on ne peut pas se permettre de se louper. En outre, il ne reste plus tant d’espaces non construits que ça, et de surcroît ils se trouvent à un endroit qui présente un assez important dénivelé, de plus de trente centimètres, entre les deux niveaux opposés. Je ne veux pas connaître d’incident en cas de très fortes pluies. "

Reste l’hypothèse de l’organisation d’un salon "2 en 1", soit un rendez-vous qui, en février, regroupe des exposants des deux salons. " Ce serait une formule transitoire qui présenterait certains avantages mais aussi des inconvénients. On peut aussi imaginer occuper une partie du hall seulement, qui serait terminée ." Et pourquoi pas un Déco&Jardin au sein du site de l’école d’horticulture (IPES) ? " Mais je n’ai pas encore abordé cette possibilité avec l’école ", sourit le président.