Bernissart: une dame de 71 ans aurait été escroquée par "un ami"

En échange d'un logement en cours de construction, Denise payait les factures ...

M.P.
Bernissart: une dame de 71 ans aurait été escroquée par "un ami"
©BELGA

Julien (prénom d'emprunt) est poursuivi par le tribunal correctionnel de Tournai pour des faits d'escroquerie. Le prévenu s'était lié d'amitié avec Denise (prénom d'emprunt), une dame âgée de 71 ans au moment des faits. "J'ai plusieurs fois vu la victime grâce à mon frère. On a commencé à sympathiser et à boire des cafés ensemble", a précisé Julien. "Toute la famille l'appelait mamy. Un jour, elle m'a fait part que sa maison avait été vendue. Denise se plaignait de ne pas trouver d'autres logements qui acceptaient les chiens. Au même moment, je construisais une annexe dans l'entité de Bernissart et elle m'a demandé si elle pouvait y séjourner. J'ai bien prévenu que le bâtiment n'était pas encore en état mais la victime a insisté". Dans ses explications, Denise a évoqué qu'elle cherchait une maison de repos. Toutefois, le prévenu a indiqué qu'il n'était pas au courant ...

"Julien avait expliqué à ma cliente qu'il possédait un show-room et allait le transformer en un véritable château", s'est exclamé Me Tounkara, conseil de la partie civile. "A partir du moment où Denise a confié qu'elle avait vendu sa propriété, les contacts au préalable, futiles sont devenus de plus en plus récurrents".

D'après Julien, tout se passait dans les meilleures conditions. En échange de ce logement, Denise payait les travaux en cours. Cependant, au fur et à mesure du temps, la victime avait l'impression que son "fidèle" ami gonflait les factures afin de mettre une partie dans sa poche. "Les choses ont commencé à prendre une autre tournure lorsque la victime a mal perçu une remarque concernant les défections de son chien". Pour la partie civile, de telles déclarations semblent insensées. "Après plusieurs mois Denise vivait toujours dans des conditions douteuses alors qu'elle n'arrêtait pas de payer. L'argent de sa maison est totalement passé dans les travaux. Un jour, le prévenu a réclamé la somme de 9 000. Elle a refusé de verser l'argent sauf si le chantier avançait. Rapidement, ma cliente a constaté des problèmes de sabotage. L'eau ou encore l'électricité lui ont été coupées de manière récurrente. Bien évidemment, Julien envoyait les factures des réparations".

Toujours pour la partie civile, le prévenu aurait "engendré un ras-le-bol pour que la victime débourse davantage ou s'en aille afin de profiter du bien totalement payé". A la lecture du dossier, le représentant du ministère public n'a relevé aucune preuve d'escroquerie et a ainsi requis l'acquittement. "C'est un litige civil. Rien ne prouve que le prévenu empochait de l'argent".

"La victime a payé les factures de sa propre initiative. Je ne vois donc pas où sont les manoeuvres frauduleuses", a conclu le conseil du prévenu. Le jugement sera prononcé le 18 août.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be