Péruwelz: un couple agresse violemment deux inspecteurs de police

Alors qu'ils interceptaient un homme en train d'uriner sur la porte de la gare, les deux policiers ont ensuite été passés à tabac.

M.P.
Péruwelz: un couple agresse violemment deux inspecteurs de police
©D.R.

Le 28 juin 2020, en pleine patrouille, deux inspecteurs de police circulaient à proximité de la gare de Péruwelz. Ils ont alors aperçu un individu occuper d'uriner contre la porte d'entrée de la gare. Les policiers se sont arrêtés afin de demander les pièces d'identité de l'homme visiblement alcoolisé. En s'approchant du véhicule, Robert (prénom d'emprunt) a proféré des insultes à l'égard des agents et se montrait de plus en plus agressif. La situation a complètement dégénéré. La compagne de Robert, Marie (prénom d'emprunt), également présente sur les lieux va s'attaquer à la policière en lui tirant les cheveux et en portant à plusieurs reprises, des coups au niveau du dos. Quant au prévenu, il commencera à donner des coups de pied à l'inspecteur, entraînant sa chute.


Présent au tribunal correctionnel de Tournai, le couple est aujourd'hui en aveux. "Juger c'est comprendre", a précisé l'avocat de la défense. "Il faut donc comprendre pourquoi mes clients sont arrivés à cette situation. Cette soirée du 28 juin devait être festive puisque Robert fêtait son anniversaire. En compagnie d'amis, ils ont donc bu plusieurs verres sur la place de Péruwelz puis à proximité de la gare. Le prévenu est alors pris par un besoin soudain et va se soulager contre la porte. J'ai tout de même l'impression qu'il y a une maladresse de la part des policiers. Effectivement, lors de l'audition de l'inspecteur, il a précisé: nous avons perdu patience. Lorsqu'on est policier, cela ne devrait pas arriver. Les agents ont certainement vu pire comme situation. Le policier a également indiqué: nous avons repoussé le prévenu avec la main. Ce geste va entraîner un enchaînement de violence".
L'avocat de la partie civile a tenu à souligner que ce geste de la main a été effectué lors de la période covid. "L'inspecteur a repoussé l'homme qui ne respectait pas les distanciations sociales". Pour ces faits d'une extrême violence, le représentant du ministère public a requis une peine de 8 mois de prison. Le conseil de la partie civile a quant à lui, sollicité une suspension du prononcé, le procureur du Roi s'y est opposé. "Prononcer une telle peine, banaliserait les faits". Educateur spécialisé et aide familiale, le couple a refusé la peine de travail. "Avec des enfants en bas-âges, cela sera impossible pour nous". Le jugement sera prononcé le 12 septembre.
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