Des tomates gorgées de soleil… belge dans le Hainaut occidental

Les maraîchers du Hainaut occidental confirment que les conditions météorologiques sont favorables à leur production et aux saveurs dans l’assiette.

Geoffrey Devaux
Des tomates gorgées de soleil… belge dans le Hainaut occidental
©EdA

Elles sont rouges, bien entendu, mais aussi roses, jaunes ou noires, et elles sont à leur pic de forme. 2022 constitue assurément une très bonne année pour les tomates. Il faut dire que notre climat n’a rien à envier à celui du Sud de la France, souvent considéré comme l’eldorado pour les fruits et légumes. Les maraîchers le confirment. C’est le cas de Ludovic Depelchin (Les légumes des 2 Vernes) à Wiers.

"Nous venons de connaître un gros pic au niveau de la récolte, avec en moyenne 400 kilos de tomates récoltées de manière hebdomadaire. Ce pic a duré deux ou trois semaines. Le soleil et la chaleur sont des facteurs propices à la bonne tenue des tomates et leur évitent les maladies. Dès qu'il y a du froid et de l'humidité, comme l'an dernier, ça va nettement moins bien. En 2021, elles ont été sujettes au mildiou."

Ludovic table sur environ 400 plants et cultive différents types de tomates : Cœur de bœuf, Rose de Berne, Noire de Crimée, Purple Calabash, Green Zebra... Il y a aussi les rouges traditionnelles. Il vend sa production directement dans son magasin, rue Pavot à Wiers, ainsi qu’à la ferme du Buis à Barry et chez l’épicerie Courte Échelle à Péruwelz.

Gérer les surplus

Le défi, pour des maraîchers comme Ludovic, est de pouvoir vendre un maximum de produits, mais également de parvenir à gérer le surplus, surtout en cas d’année fertile comme 2022. Il est vrai que les maraîchers n’ont pas forcément non plus le temps de transformer leur production. Il leur est donc nécessaire de trouver des filières.

"On récolte en moyenne de début juillet jusqu'au 15 septembre, une période durant laquelle la demande est forte. Mais on peut très bien tenir jusqu'au 15 octobre. Ensuite, les légumes d'automne prennent le relais. J'ai déjà pris contact avec un transformateur mais il ne pourra prendre mon surplus qu'à partir du 15 août. Sinon, j'adhère à la ceinture alimentaire du Tournaisis."

Au niveau de ce collectif paysan et citoyen, des projets se développent, comme la création d’une filière de légumes bio et d’une coopérative de légumerie pour la restauration collective.

L'an dernier, Ludovic avait collaboré avec le Parc naturel des plaines de l'Escaut et un autre maraîcher, Mathieu Decarpentrie (My Biotiful Berries à Esplechin), ainsi que divers partenaires afin de confectionner des soupes sous le label "Douceurs de nos maraîchers". Là encore, une façon pour Ludovic et ses collègues de pouvoir écouler leur surplus. "Ici, je fais du bio. Forcément, ça a un coût et il faut pouvoir proposer des produits à un prix raisonnable aux clients tout en nous y retrouvant aussi. Sur les tomates classiques, on est à 3,5 € le kilo, à 5 € pour les spéciales."

En cette période estivale, courgettes, concombres et aubergines ont également le vent en poupe. C’est ce qu’on appelle les légumes-fruits d’été. Des variétés aux couleurs éclatantes sublimées par le fameux soleil belge.

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