Tribunal correctionnel de Tournai: "Je l'ai provoqué pour qu'il me porte des coups"

Sous influence de l'alcool, la victime a poussé son compagnon à bout.

M.P.
Tribunal correctionnel de Tournai: "Je l'ai provoqué pour qu'il me porte des coups"
©SHUTTERSTOCK

Le 19 novembre 2021, Greg (prénom d'emprunt), âgé de 43 ans et originaire de Beloeil aurait frappé sa compagne durant une dispute. Lors de l'instruction d'audience, Marie (prénom d'emprunt) a souhaité revenir sur ses déclarations.

"Ce jour-là, j'avais beaucoup bu. Je l'ai provoqué pour qu'il me porte des coups. Vu l'état dans lequel j'étais, il n'a pas eu d'autres choix que de me pousser et sa main a malencontreusement atteint mon visage. Aujourd'hui, nous sommes séparés mais nous vivons toujours ensemble pour des côtés financiers", a précisé la jeune femme à la barre du tribunal correctionnel de Tournai.

Elle a dit des choses qui ne fallait pas

Greg, quant à lui, n'a pas nié son attitude. "Nous avons effectivement eu une altercation verbale. Marie a dit des choses qui ne fallait pas: c'est bien fait que ta fille soit décédée".

Par ailleurs, le 4 mars 2019, Marie et Greg auraient volontairement porté des coups à Cédric (prénom d'emprunt). Stationné sur un parking de magasin, le couple aurait, selon les dires de la victime, donné un coup de portière dans son véhicule.

"Ma voiture présentait des dégâts", a confié la victime lors de son audition "J'ai voulu discuter avec le couple et j'ai tenté de savoir s'ils s'agissaient des auteurs. L'homme a déclaré qu'il n'était pas responsable et que de toute manière, il ne possédait pas d'assurance".

A la suite de ces déclarations, Cédric a suivi le véhicule avant de leur barrer la route sur une voie très fréquentée par les automobilistes. Rapidement, une altercation verbale a eu lieu entre les trois protagonistes. Afin de défendre son compagnon, Marie a violemment repoussé la victime et Greg a donné une gifle.

"Il a porté un coup sur ma cuisse. Je voulais juste qu'il cesse de tenter de pénétrer dans notre véhicule", a expliqué la jeune femme. "Pourquoi ne pas avoir contacté les services de police ou avoir porté plainte ?", a questionné la juge Pichueque. "Je ne sais pas", a répliqué la prévenue. "Il faut dire que l'homme faisait presque 2 mètres de haut et puis nous sommes déjà connus des tribunaux à la suite de nos nombreux antécédents".

L'avocate de la défense a sollicité l'acquittement à titre principal pour les deux prévenus. Le jugement sera prononcé le 18 octobre.

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