Belœil ne dispose pas d’un plan grand froid : “La précarité énergétique touche de plus en plus de citoyens”

Pierre Marie Sprockeels, habitant de Stambruges et conseiller communal, plaide pour la mise à disposition de locaux chauffés dans chacun des 10 villages de l’entité princière.

Pierre-Laurent Cuvelier
 Illustration.
Illustration. ©BELGA

Alors que l’hiver est à nos portes, la crise énergétique frappe durement les familles, au point que le simple fait d’allumer le chauffage est devenu, pour certaines, un luxe. C’est dans ce contexte difficile que Pierre Marie Sprockeels est intervenu auprès des autorités belœilloises et du CPAS pour les inviter à envisager la mise en œuvre d’un plan “grand froid.”

Le conseiller de la minorité CAP Belœil est lui-même confronté, dans le cadre de son métier d’avocat, à des clients qui n’ont d’autre choix que de vivre dans des logements où la température n’excède pas 13 ou 14 °C. “Il y a des gens qui n’émargent pas au CPAS mais qui ont énormément de mal à se chauffer “, ajoute-t-il.

Pour les citoyens en difficulté, M. Sprockeels propose l’ouverture d’antennes décentralisées dans chacun des 10 villages de l’entité princière. “Ces locaux pourraient être accessibles certains jours afin que ces personnes puissent venir se réchauffer durant quelques heures. Cette solution, qui permettrait aussi de lutter contre la solitude, n’amènera aucune dépense mais juste un investissement humain “, soutient le Stambrugeois.

Les bâtiments visés ne se limiteraient pas à des biens communaux, comme les salles habituellement réservées aux événements, mais concerneraient aussi des locaux appartenant à des associations, des halls sportifs…

Un recensement des différents lieux disponibles serait judicieux, en lançant un appel aux bonnes volontés. Dans un second temps, il faudrait veiller à bien communiquer en informant, aussi largement que possible, la population sur les différentes possibilités”, suggère Pierre Marie Sprockeels.

Personne n’est laissé sur le côté

Le CPAS de Belœil n’attend pas les premiers frimas de l’hiver pour agir, assure son président Christian Vandeputte. “Nos équipes travaillent sur les aides apportées en la matière dès le printemps. Il est clair que l’on doit faire des efforts afin de mieux communiquer, même s’il y a des publications dans le bulletin communal, sur la page Facebook du CPAS…

Une piste est actuellement étudiée par l’institution sociale du côté de Quevaucamps. Les citoyens en recherche d’endroits chauffés pourraient bénéficier des locaux de la Maison de la cohésion sociale, à la rue Paul Pastur.

On doit voir de quelle manière il serait possible de les accueillir mais cela pourrait être facilement organisé. Mettre à disposition un bâtiment dans chaque village ? On doit examiner la faisabilité. Le plan grand froid ne s’adresse pas uniquement aux sans-abri, à l’égard desquels nos services interviennent en vue de trouver des solutions”, affirme M. Vandeputte, qui a rappelé quelques-unes des actions menées, comme les repas solidaires en partenariat avec la Croix-Rouge chaque mardi à Wadelincourt ou le Noël solidaire organisé avec le Plan de cohésion sociale le 17 décembre prochain au Foyer culturel de Quevaucamps.

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