Alexandra Winders, originaire de Grandmetz a toujours su qu'elle avait été adoptée à seulement quelques jours de sa naissance. À l'heure actuelle, Alexandra ne connaît que le nom de sa mère biologique et par choix, elle ne souhaite pas en connaître davantage sur cette dernière. 
  
"Ma maman biologique n'avait que dix-sept ans lorsqu'elle était enceinte de moi. Je ne lui en veux donc pas de m'avoir confiée à une autre famille, il faut dire qu'elle était très jeune. Et bien au contraire, je la remercie pour sa démarche. A ce jour, je ne connais que son nom mais je ne veux pas avoir plus d'informations et de toute manière, je me vois mal intervenir aujourd'hui, dans sa vie. Mon frère adoptif a un jour voulu savoir et a cherché. Il a malheureusement été très déçu. Pour moi, ma maman biologique n'est pas ma vraie maman. C'est la femme qui m'a portée durant neuf mois. Si elle devait revenir, je discuterais avec elle dans le respect mais cela ne sera jamais ma maman, je ne la considère pas comme telle", déclare Alexandra.
  
Épanouissement et fierté 
 
Tout au long de sa vie, Alexandra n'a jamais spécialement été jugée ou malmenée par le fait qu'elle soit adoptée. Au contraire, c'est une véritable fierté pour elle. 
 
"En primaire, il est vrai que les enfants savaient être méchants entre eux. On disait que j'étais née dans une poubelle car j'avais été adoptée. Heureusement, que j'étais au courant de mon histoire sinon, cela aurait pu me faire du mal. Aujourd'hui, c'est vraiment encré en moi et je n'ai jamais eu de soucis avec cela".
  
Alexandra a toujours été épanouie et heureuse dans sa famille adoptive. Pour elle, il va de soit que ce sont ses véritables parents et ses piliers.
  
"Ma maman adoptive ne savait pas avoir d'enfant, j'étais donc évidemment très attendue. Mais, mes parents adoptifs avaient tout de même la crainte que ma maman biologique revienne après quelques mois et me reprenne. Pour moi, mes parents adoptifs restent et resteront toujours mes vrais parents. Je suis énormément fière d'avoir été adoptée. J'en parle ouvertement et en toute liberté", conclut Alexandra Winders.