Le Covid Safe Ticket deviendra obligatoire courant du mois d'octobre. Ce dernier devra donc être présenté à l'entrée des restaurants, bars, discothèques ou encore activités culturelles. Pour certains responsables du secteur de l'Horeca, c'est le flou total. "Nous n'avons pas vraiment d'informations et de directives claires sur ce que l'on doit mettre en place. Nous sommes déjà un secteur qui a été fortement impacté par la crise et on nous en demande toujours plus. A ce jour, nous concernant, on se retrouve dans le flou et on nous jette réellement dans la gueule du loup", précise Arnaud Guns, l'un des responsables de l'établissement le Cryptogramme à Leuze-en-Hainaut. 

Pour le gérant de ce bar à tapas, ce n'est pas le rôle des employés de l'Horeca de contrôler le pass sanitaire de chaque client. "Je comprends le fondement de la mesure mais je comprends moins la responsabilité qu'on nous donne. En tant que patron, nous ne sommes pas en mesure de faire des contrôles mais de nous occuper de notre établissement. Le personnel s'interroge également sur ces futurs contrôles du pass sanitaire car nous ne sommes ni l'Etat ni des agents de police", continue le jeune homme. 
 
Des éventuelles contraintes 
 
Avec ces nouvelles mesures de plus en plus strictes, les responsables du secteur de l'Horeca doivent accumuler les contraintes. Même si d'après Arnaud Guns, les clients resteront fidèles, ce pass sanitaire aura une certaine influence sur leur venue. 
 
"Certains clients refusant de se soumettre au Covid Safe Ticket vont sûrement attendre que cette règle passe. Bien entendu, cela aura un impact sur le chiffre d'affaire et des dégâts collatéraux seront à prévoir. Comme à l'accoutumée, on se pliera aux exigences du gouvernement même s'il est complètement déconnecté de la réalité", conclut l'un des responsables du bar à tapas le Cryptogramme