Beloeil - Péruwelz - Leuze Deux joggeurs au moins ont été attaqués entre Basècles et Thumaide.

Durant les quinze derniers jours, au moins deux joggeurs ont été attaqués par un rapace alors qu’ils effectuaient leur footing sur le Ravel, plus exactement dans une zone assez boisée située entre Basècles et Thumaide.

Selon Benoît Gauquie, chargé de mission au parc naturel des plaines de l’Escaut, ce n’est pas une première. "Il s’agit certainement d’une buse variable, une espèce assez courante dans la région et dont on a déjà parlé à propos de faits similaires par le passé."

Forcément, il y a une explication à ce phénomène. Une explication probablement d’ordre territorial. "Il doit y avoir un nid à cet endroit et la période est assez critique pour ces volatiles", poursuit Benoît Gauquie. "C’est en effet le moment où les jeunes commencent à s’envoler et ils sont donc vulnérables. D’où l’inquiétude de leurs parents."

Les jeunes peuvent alors se retrouver sur des branches basses voire même au sol à certains moments et les parents restent donc attentifs.

"Oui, ils prennent l’homme pour un prédateur qui pourrait attraper les jeunes et s’enfuir avec eux", assure encore Benoît Gauquie. "Les buses sont sensibles aux mouvements et attaquent tout ce qui peut représenter un danger et donc surtout ce qui crée du mouvement. En clair, cela signifie qu’un marcheur aura moins de chances de se faire attaquer qu’un joggeur ou qu’un cycliste."

Pour le représentant du parc naturel, il faut prendre ses précautions et mordre sur sa chique pendant un petit moment. "Cette période de mise à l’envol est celle durant laquelle les jeunes commencent à s’émanciper. Et elle ne va pas durer. Au fur et à mesure, ils vont se disperser et pour la mi-juillet, on peut espérer que tout soit rentré dans l’ordre."

Néanmoins, sans vouloir instaurer une psychose, il arrive que certains animaux adoptent un comportement particulier. "On parle de comportement aberrant. Je prends l’exemple de ces grands tétras qui, en Écosse, n’arrêtaient pas de pincer les observateurs. Cette attitude est tout à fait irrationnelle. Espérons que ce ne soit pas le cas ici", conclut Benoît Gauquie.