Alain Carion (Pour l’avenir) est revenu sur les difficultés financières rencontrées par l’archéosite.

“Il tire la majeure partie de ses recettes des entrées et surtout du chiffre d’affaires réalisé dans les bars, rappelle Alain Carion. En 2020, les entrées ont chuté de prés de 60 000 à un peu plus de 10 000. De plus, vu la diminution des subsides prévus pour le bâtiment d’accueil de 80 % à 70 %, l’opérateur devra faire face à une charge supplémentaire de plus de 110 000 €. À la suite de l’appel au secours des responsables en février, vous les avez reçus le 23 mars. Lors de l’AG fin juin, l’échevin en charge du tourisme n’a toujours apporté aucune réponse aux questions posées.”

Alain Carion a voulu savoir si la commune avait entrepris des démarches. “L’archéosite a le statut juridique d’une ASBL privée, je le sais, mais j’ose espérer que vous aurez à cœur d’aider cet opérateur touristique et que vous mettrez tout en œuvre pour éviter que l’archéosite ne se retrouve en état de cessation de paiement.”

L’échevin du tourisme, Anthony Basilico (L’Essentiel), assure que le collège est conscient du problème. “Les travaux entrepris par l’ASBL pour la construction du nouveau bâtiment d’accueil sont conséquents. Malgré les subsides et les compléments obtenus, l’investissement en fonds propres est très important et vient encore percuter les finances. La situation est alarmante mais pas désespérée quand on sait que les réserves au 31 décembre étaient encore confortables.”

L’échevin a aussi évoqué une récupération de la TVA. “Il faut espérer que la situation sanitaire s’améliore, afin de remplir les caisses à nouveau, a poursuivi Anthony Basilico. C’est la condition pour passer au travers. J’avais proposé à la direction de souscrire à un prêt ricochet auprès de son agence bancaire via la Sowalfin. L’idée n’a pas été suivie. Nous essayons d’apporter notre soutien au niveau des travaux et ce depuis 2018 : détection incendie, mise en conformité chauffage et électricité, réfectoire, remplacement de la toiture…”

Selon Alain Carion, la réponse de l’échevin ne pourra satisfaire les dirigeants. “Vous estimez que leur situation n’est pas suffisamment catastrophique que pour devoir intervenir. J’imagine donc que vous… n’imaginez pas faire quoi que ce soit de plus.”