Beloeil - Péruwelz - Leuze La réunion citoyenne à propos de la gare de Blaton a permis de cerner les soucis.

La réunion citoyenne organisée à propos de l’avenir de la gare de Blaton  dans la salle d’attente a attiré du monde.

Comme souvent lors de pareille séance, chaque intervenant ou presque a mis en avant ses problèmes personnels. Résultat, une belle cacophonie, que Nicolas Rochet, responsable de projets chez Espace environnement, a essayé de modérer. " C’est parti dans tous les sens mais c’était aussi l’objectif. La soirée s’est avérée très intéressante et a connu un gros succès", note-t-il.

Il est vrai que les interventions des uns et des autres ont permis de cerner des problèmes récurrents autour de la gare, notamment au niveau de la mobilité. À l’heure où le tout-à-la-voi ture est largement critiqué, on aurait pourtant tendance à dire, après avoir écouté toutes les remarques : Continuez à prendre votre bagnole, c’est plus facile.

À plusieurs reprises , le manque de coordination au niveau des correspondances entre trains et bus a été mis en exergue. "Très souvent, il m’est arrivé de voir mon bus démarrer alors que j’étais encore dans mon train. Et je devais attendre une heure pour en avoir un autre. L’été, ça va encore, mais l’hiver…" , dira ce monsieur.

"Mais ce problème du chauffeur de bus qui n’attend pas existe depuis quarante ans " , a souligné cette dame.

"Moi, avec la Key Card, je ne peux pas me rendre à Tournai en train. Il faudrait adapter les formules ", a avancé un autre monsieur.

Pourtant, l’objectif serait de faire de cette gare de Blaton une sorte de point relais mobilité où les gens pourraient passer facilement de la voiture au train et au bus.

Insécurité et dégradations ont aussi été évoquées. L’absence d’éclairage dans le tunnel et même aux abords immédiats de la gare reste un souci. "Et quand il y a 10 centimètres d’eau dans le tunnel, que font certaines personnes ? Elles traversent les voies", assure cette dame.

Une employée de Berni repasse, entreprise de repassage installée dans les locaux de la gare, a sollicité qu’une attention soit réservée aux toilettes de la gare, qui auraient besoin d’un coup de jeune.

Et puis, il y a les vols. "Un jour, j’avais fait le pari de ne plus utiliser la voiture. Je suis venu à la gare à vélo pour ensuite prendre le train. Quand je suis revenu, je n’avais plus de selle" , dira un intervenant. La demande pour sécuriser le parking à vélos a été exprimée à plusieurs reprises.