Beloeil - Péruwelz - Leuze La commune de Belœil refusera tout projet dans cette zone d’intérêt paysager.

Reinold Leplat, directeur du parc naturel des plaines de l’Escauta présenté aux élus belœillois un outil conçu par le parc en matière d’éolien.

Il s’agit d’un document qui propose à la fois une ligne de conduite adaptée au territoire pour les promoteurs et une aide à la décision pour les autorités compétentes dans l’optique de l’octroi des permis uniques à traiter.

L’outil du PNPE vise à ce que les sept communes du parc adoptent une ligne de conduite identique. "En adhérant à ce document, la commune garde son autonomie et les procédures, avec étude d’incidences et enquête publique, restent les mêmes. Maintenant, avoir un même outil pour mener les dossiers amène plus de cohérence", a répondu Reinold Leplat à une question de Michel Dubois (Bel’Elan).

Le document a été voté par le conseil communal mais le bourgmestre, Luc Vansaingèle (PS), a ouvert le débat en demandant pourquoi la zone de la Petite Suisse à Ellignies-Sainte-Anne était restée en blanc sur la carte projetée alors qu’elle revêt un grand intérêt paysager.

"Je ne suis pas d’accord avec cette classification. Nous avons déjà deux parcs éoliens à un kilomètre à peine de distance à vol d’oiseau. Et comment voulez-vous avoir la paix si on nous déclare la guerre ? Il faut maintenir le paysage de nos villages ruraux", avance Luc Vansaingèle.

Le bourgmestre a fait savoir que la commune s’opposerait à toute demande d’implantation d’un parc éolien sur cette zone située entre Ellignies, Wadelincourt et Basècles. "Les projets éoliens doivent avoir un impact sur la facture d’électricité et nous plaidons aussi pour que les pouvoirs publics prennent en charge les projets, comme les intercommunales Ipalle et Ideta, afin que les bénéfices ne partent pas vers les paradis fiscaux. On laisse encore beaucoup trop la main aux privés", selon Luc Vansaingèle.

Tout en rappelant au passage que des tentatives avaient déjà eu lieu pour implanter des éoliennes au niveau de la Petite Suisse, Bastien Marlot (Pour l’avenir), par ailleurs vice-président d’Ipalle, a souligné que "les projets que nous encourageons se situent près des voies autoroutières et c’est plutôt dans cette direction que les futurs projets devront se développer."