Le mercato politique est lui aussi en perpétuelle ébullition. Ainsi, Antony Galand a décidé de se retirer du groupe Bel’Elan, qui compose la majorité beloeilloise. Il était secrétaire de l’office du tourisme (OT). Était car il a été révoqué. Pourquoi ?

Le bourgmestre, Luc Vansaingèle (PS), explique qu’il s’agit d’un problème de représentation communale. “Et certainement pas une manœuvre politicienne. Il y a eu démission de la part de M. Galand. Le groupe Bel’Elan ne dispose donc plus en ce moment de représentant au sein de l’office du tourisme et dès lors, la majorité n’a plus de… majorité au sein de cette ASBL communale puisque nous ne disposons plus que de 3 représentants communaux sur 7. Voilà pourquoi le collège a décidé de proposer au conseil la révocation de M. Galand, qui sera remplacé. Révocation est un terme fort mais il est applicable dans ce cas.”

Âgé de 22 ans, Antony Galand était présent dans les gradins. Il aurait souhaité conserver son poste de secrétaire à l’OT. Le 7 mars, il avait bel et bien signé un document stipulant sa démission de la suppléance octroyée suite au scrutin communal et des postes qui lui avaient été attribués, dont celui de secrétaire de l’OT. “Mais trois jours plus tard, j’ai souhaité revenir sur ma décision concernant le poste de secrétaire. Nous formons une bonne équipe à l’OT et je voulais continuer à y exercer.”

Sauf que cette situation n’est visiblement pas envisagée par le code de la démocratie locale et de la décentralisation (CDLD). “À l’inverse du conseiller communal démissionnaire ou exclu de son groupe politique, qui perd ipso facto ses mandats dérivés, le CDLD ne prévoit rien en matière de suppléance”, est-il inscrit dans le rapport préalable du conseil communal.

Bref, pas facile de s’y retrouver. “La manière de procéder est inélégante puisque mon nom a été cité plusieurs fois lors du conseil, poursuit Antony Galand. Pour des raisons idéologiques, j’ai décidé début 2020 de rejoindre le MR national puis la section locale du MR. Je compte avec d’autres relancer la section des jeunes MR de Beloeil. J’avais informé Michel Dubois, qui a mené la liste Bel’Elan, de mon choix. Par contre, je n’ai pas rejoint le groupe Pour l’avenir.”

Le Stambrugeois indique qu’il n’est pas parti de Bel’Elan en claquant la porte. “Il n’y a pas eu de tension. C’est moi qui suis parti. Mais à travers mon éviction de l’OT, je me rends compte que je suis victime d’un problème politique. Au moment où j’ai signé ma démission en mars, je n’avais sans doute pas encore tous les codes.”

Il agirait différemment aujourd’hui. Étudiant, il effectue un master en sciences politiques à l’ULB et vient de débuter un stage auprès du député wallon Hervé Cornillie (MR). “Mon engagement et mon intérêt pour la politique restent intacts”, assure-t-il. Mais ses combats, il les mènera désormais sous d’autres couleurs.