Accusé de rébellion, Joël était présent devant la barre afin de s'expliquer des faits qui lui sont reprochés. Courant février 2019, le prévenu n'avait pas emmené son fils de huit ans à l'école. L'établissement s'est alors inquiété de cette absence et a par conséquent, appelé la police. Les services de police se sont donc rendus au domicile de Joël afin de s'assurer que l'enfant soit en sécurité. Sur les lieux, ils ont constaté la présence de l'enfant et ont découvert l'homme titubant. En voyant la scène, les policiers ont alors contacté l'ex-compagne de Joël afin que cette dernière vienne récupérer l'enfant.

Un peu plus tard, les policiers sont très vite rappelés par l'ex-compagne du prévenu. En effet, ce dernier s'était présenté à son domicile car il ne comprenait pas pourquoi son fils avait été emmené chez son ex-petite amie. En constatant l'homme en état d'ivresse, les policiers ont décidé de l'arrêter. Cependant, le prévenu ne s'est pas laissé menotter et s'est violemment débattu. Durant cette altercation, un des policiers est tombé par terre et s'est blessé au genou, entraînant une incapacité de travail.

Un profond mal-être

A la suite de la séparation du couple, Joël est rapidement tombé dans l'alcool. En effet, ce dernier a eu du mal à accepter cette rupture et a commencé à ressentir un profond mal-être.

"Je reconnais les faits. A cette époque, il y a eu une consommation élevée d'alcool liée à cette séparation. J'étais tellement malheureux que j'ai même fait vingt et un jours sans manger. Ce jour-là, c'était la fois de trop. Aujourd'hui, j'ai un suivi avec un psychiatre et je me bats pour mon fils", déclare le prévenu.

Pour l'avocate de Joël, il est évident que ce dernier vivait un profond mal-être à la suite de la séparation et s'est maladroitement réfugié dans l'alcool. Aujourd'hui, l'homme s'en veut d'avoir résisté à ces policiers et ne consomme plus de boissons alcoolisées. Puisque le prévenu ne possède pas d'antécédent judiciaire, l'avocate sollicite une suspension simple du prononcé. Quant au représentant du ministère public, celui-ci requiert une suspension probatoire avec un suivi pour gérer les problèmes d'alcool du prévenu. 

Le jugement sera prononcé le 15 avril.