Beloeil - Péruwelz - Leuze La journée de pêche solidaire aura vu les pêcheurs aguerris initier les jeunes.

"Fais attention à ton bouchon et regarde bien vers l’eau."

Camille Frère prodigue ses conseils au jeune Yanis au bord de l’étang de Jaunay-Clan à Péruwelz. Fidèle au poste, ce pêcheur de 76 ans participe avec ses collègues à l’initiation à la pêche organisée par le plan de cohésion sociale de Péruwelz et les gérants de l’étang de Jaunay-Clan, Léopold Deladrière et son épouse. Pendant une journée, des pêcheurs aguerris jouent le jeu de la pêche solidaire en encadrant des jeunes porteurs d’un handicap et issus de plusieurs institutions du coin. Depuis le départ, cette opération, dont c’était la quatrième édition, a fait ses preuves.

Camille, ancien militaire, se prête volontiers à cet exercice. "Je pêche depuis l’âge de 6 ans et j’ai vraiment commencé à pêcher seul quand j’avais 10 ans. Au fil du temps, les réflexes sont moins bons mais nous sommes toujours présents. Nous avons des cracks au club et quand mon équipier et moi les battons, nous sommes contents. Tout se passe dans une bonne ambiance."

Des anecdotes, Camille en a un paquet, lui qui a pêché dans le Rhin par exemple. "Je ne vous dis pas les bas de ligne que je cassais. On pêchait du lourd."

Camille pêche par passion. "Ici, on remet tout à l’eau. Dans l’étang, on trouve notamment du carassin, de la carpe, du gardon, de la tanche et du goujon. Il y a même du koï et aussi un esturgeon !"

Au bout de l’hameçon, un pois chiche, denrée très prisée des poissons. Il y aura également du maïs à leur menu.

Camille estime qu’on éloigne de plus en plus les pêcheurs des voies navigables. "Oui, je ne comprends pas bien. On devrait pouvoir obtenir des autorisations plus facilement pour se rendre le long des voies navigables. Pas pour faire n’importe quoi, bien entendu, mais pour pêcher."

La patience de Yanis aura été récompensée. Après avoir pris trois poissons, il a dû attendre un bout de temps avant que les touches ne se transforment en belle prise. Un quatrième poisson donc juste avant le gong lancé par Léopold Deladrière.

"Certains enfants ont moins de chances que d’autres et nous sommes bien placés pour en parler puisque dans la famille, nous avons un jeune porteur d’un handicap. C’est donc normal de venir participer" , précise l’épouse de Camille.