La taxe déchets et le prix du sac-poubelle grimpent.

Belœil va répercuter la hausse de cotisation à Ipalle (+6,5 € par habitant) à travers la taxe sur l’enlèvement et le traitement des déchets ménagers et le coût du sac-poubelle.

La taxe passera de 48 à 56 € pour un isolé, de 96 à 112 € pour un ménage de deux personnes et de 144 à 168 € pour trois et plus.

Le prix du sac de 30 litres augmente de 0,05 € pour passer de 0,325 € à 0,375 € et celui de 60 litres grimpe de 0,1 € (de 0,65 € à 0,75 €).

"Il a été difficile en aussi peu de temps d’établir le coût-vérité. Les recettes ont été adaptées pour assurer un taux de couverture de 99,5 %" , avait dit Michel Dubois (Bel’Elan), échevin des Finances, en préambule.

Bastien Marlot (Pour l’avenir), par ailleurs vice-président d’Ipalle, a tenu à apporter quelques précisions. "Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’Ipalle augmente les cotisations. Elle puisait dans ses réserves et nous disions en AG depuis plusieurs années que puiser aurait une fin. On a annoncé une hausse de cotisation depuis 3 ans. On remarque une hausse du nombre de flux collectés. Nous sommes passés de 17 matières en 2024 à 26 en 2018 dans le cadre de l’évolution du principe d’économie circulaire plus le coût d’agrandissement des recyparcs. Je rappelle au passage que notre recyparc va être étendu."

Il ajoute plusieurs facteurs. "Le recyclage du bois coûte quatre fois plus en 2020 qu’en 2014 : 3,70 € par habitant. Il faut tenir compte aussi du transfert par la Région wallonne vers les intercommunales de la charge des déchets spéciaux des ménages : 1 € par habitant. Il y a la hausse du coût des transports, soit 6,31 € par habitant et la mise en place progressive de l’obligation de sépara tion des déchets organiques, soit 2 € par habitant."

Il rappelle que trier et recycler, ça coûte . "La population de la Wapi fait figure de bon élève. Globalement, il faut tendre vers moins de déchets dans le sac, vers l’utilisation réduite de sacs et vers une diminution de la collecte en porte-à-porte. C’est la seule façon de réduire les coûts et c’ est bon pour l’environnement puisqu’il y aura moins de camions sur les routes. Ils tournent parfois pour des demi-ramassages. Je n’ai jamais dit qu’il fallait supprimer la collecte en porte-à-porte mais une réflexion doit être menée pour la diminuer."

Il faut selon lui accentuer la présence des PAV, les points d’apport volontaire. Trois PAV organiques sont en servic e sur l’entité. "C’est bien mais il faut poursuivre avec les résiduels, le verre. D’autres communes l’ont déjà fait. Les PAV sont appelables au droit de tirage d’Ipalle sur lequel Belœil dispose de 363 344 €. Il faut placer les PAV aux endroits les plus adéquats, en tenant compte de la densité de population ."

Michel Dubois dit regretter la suppression à terme de la collecte en porte-à-porte. "Notamment pour les personnes qui n’ont pas de moyens de locomotion. Et n’oublions pas que tout autre service sera payant. Nous avons dû participer à hauteur de 50 % à l’installation des trois PAV pour déchets organiques et si nous voulons des PAV pour les résiduels, il faudra aussi les payer en partie."

L’échevin estime que puiser sur le droit de tirage d’Ipalle à ce niveau freinerait d’autres investissements. Il en a aussi profité pour faire la promotion du sac de 30 litres. "Nous l’avons mis en place pour les personnes isolées ou celles qui habitent en appartement mais il a peu de succès. Or il peut être intéressant."

Si tous autour de la table s’accordent à dire qu’il faut surtout faire changer les comportements, le bourgmestre, Luc Vansaingèle (PS), plaide également pour une coordination entre Ipalle et les communes. "Évitons la cacophonie. À la conférence des bourgmestres, mon homologue d’Enghien a proposé de mutualiser le coût des PAV pour résiduels. Il n’y a pas encore eu d’initiative d’Ipalle pour une gestion en commun, mais il faut se mettre autour d’une table. Je suis dans le groupe de travail qui s’est formé à la conférence des bourgmestres sur le sujet. Je ne veux pas supprimer la collecte individuelle. La collecte des PAV, je le sais, a aussi un coût."

L’aile ou la cuisse : le deuxième épisode est sorti !

CANTINES SCOLAIRES La qualité des repas est toujours en question, cette fois dans les écoles.

Le bio a de beaux jours devant lui, mais peut-être pas encore dans les cantines scolaires de Belœil. C’est la conseillère Cécile Chevalier (Pour l’avenir) qui a mis le sujet sur la table. "Visiblement, des directions d’école disent que peu d’enfants mangent encore car ce n’est pas bon. Même le spaghetti bolognaise ne convient pas."

Les repas sont préparés au home du CPAS à partir de menus élaborés par une société. Le home, les crèches et les écoles sont ensuite fournis. Il y a aussi les repas à domicile.

"L’entreprise qui s’occupe des repas a entamé des changements et ça passe difficilement au niveau du goût pour les enfants. Modifier les habitudes alimentaires prend du temps. Nous allons solliciter l’avis des enfants", a répondu Alicia Vandenabeele (PS), échevine de l’Enseignement, prenant l’exemple d’un yaourt bio.

Pas bon, c’est tout !

Il y a quelques mois, Christian Vandeputte (PS), président du CPAS, avait commandé des repas à domicile incognito pour tester la qualité. "J’ai recommencé l’opération à la Toussaint. Il y a du progrès. Les chiffres des repas à domicile sont à la hausse. Une extension de la cuisine est prévue et nous bénéficierons ainsi d’une légumerie. Il faut avancer pas à pas."

Bastien Marlot (Pour l’avenir) a un avis tranché sur la question. "On parle du goût qui ne plairait pas aux enfants. Mais ce n’est pas bon, voilà."