En septembre dernier, Antony Galand avait été révoqué de son poste de secrétaire de l’office du tourisme (OT) de Beloeil.

Elu en 2018 sur la liste Bel’Elan, le jeune homme a pris ses distances avec le mouvement et est passé au MR.

Bastien Marlot (Pour l’avenir) avait introduit un recours en annulation contre cette révocation au sein de l’assemblée générale de l’OT qu’il trouvait injuste. Le bourgmestre, Luc Vansaingèle (PS), avait fait remarquer qu’il s’agissait simplement d’un problème de représentation communale puisque Bel’Elan ne disposait plus de représentant au sein de l’office du tourisme et que dès lors, la majorité n’avait plus de… majorité au sein de cette ASBL communale.

Le ministre des Pouvoirs locaux, Christophe Collignon (PS), stipule dans sa décision qu’il ne peut pas faire droit à ce recours et que donc, la décision prise à l’encontre d’Antony Galand était légale.

"C’est en raison de son appartenance à un parti de la majorité que l’intéressé a été désigné à l’office du tourisme, dit le ministre. A partir du moment où il cesse de faire partie de ce groupe politique, on peut comprendre que le conseil ait décidé de le révoquer, afin de pourvoir à son remplacement de telle manière que la majorité récupère le siège."

Evoquant un article du code de la démocratie locale et de la décentralisation (CDLD), le ministre poursuit en indiquant que cette révocation est possible. "Le conseil communal nomme les membres de toutes les commissions qui concernent l’administration de la commune ainsi que les représentants du conseil communal dans les intercommunales et dans les autres personnes morales dont la commune est membre. Il peut retirer ces mandats."

Le ministre Collignon conclut de la sorte : "Je ne peux, dès lors, faire droit à votre recours en annulation."