La commune de Beloeil va elle aussi accorder aux citoyens un permis de végétaliser. C’est dans ce cadre que le conseil communal a voté une charte.

Mais quels dispositifs seront acceptés ? Par exemple, un mur végétalisé, une jardinière mobile ou de pleine terre, des plantations en pleine terre au pied d’un arbre ou en façade ou encore un jardin potager circulaire surélevé avec une tour centrale de compostage. Quant aux plantes, il est conseillé de privilégier les espèces indigènes.

"Les citoyens sont demandeurs, a indiqué l’échevin Anthony Basilico (L’Essentiel). Ce permis, c’est un outil permettant d’encourager les démarches citoyennes et participatives pour végétaliser l’espace public. Ce permis doit être encadré par une charte reprenant les engagements à la fois du demandeur et de la commune."

Lise Amorison (Pour l’avenir) avait une interrogation. "Existe-t-il un cadastre des propriétés communales qui sont déjà concernées et entretenues par des citoyens ?"

L’échevin a répondu qu’un tel cadastre n’existait pas. "Il s’agit d’initiatives personnelles même si on est ici dans l’espace public. Il faut cadrer techniquement les projets car il peut y avoir des soucis liés à la présence d’impétrants."

Concernant la procédure, tout citoyen devra faire une demande via un formulaire disponible en ligne sur le site Internet de la commune. Après une étude de faisabilité du projet par les services communaux concernés, le collège prendra sa décision. La commune s’engage à répondre dans les meilleurs délais avec un maximum de 6 mois à dater de la réception de la demande.

Alain Carion (Pour l’avenir) se demande si la commune ne peut pas aller plus loin et prévoir par exemple un budget participatif. Le bourgmestre, Luc Vansaingèle (PS), a souligné que l’opération Un arbre pour la Wapi existait déjà et que par ce biais, il y avait moyen d’obtenir des essences. "Mais la commune peut pourquoi pas y ajouter des éléments", a répondu le bourgmestre. Autrement dit, un petit coup de pouce si nécessaire.